mercredi 11 janvier 2012

+ 5 jours : Une panne qui n'en est pas une...

Mercredi 11 janvier 2012 
 ...avant d'entamer cette nouvelle journée, et après avoir passé la nuit dans une nouvelle chambre qui ne sent pas le moisi, j'en profite pour apporter mon linge au laundry comme tout bon touriste. La dame Thaï, elle s'inquiète pour moi de peur qu'il ne sèchera pas aujourd'hui car c'est quelque peu couvert. Je reste confiant pour récupérer mes affaires en fin de journée. Avec quel résultat, ne sachant pas si « Omo thai » lave plus blanc que blanc ?! Pour le petit déj, comme un « vieux routard » (mais oui...), je m'installe dans la rue à une petite table. La « petite dame » me prépare ma noix de coco et mon shake aux bananes-mangues (image). Ma destination de ce jour : Kok Kret, une petite île artificiel (sans voiture), au nord de Bangkok, sortie de l'eau par le dragage d'une canal dans le fleuve - celui qui traverse Bangkok - en 1722, durant le règne Thaysa d'Ayutthaya (image). Elle abrite une des plus anciennes colonies de môn (?) du pays. Dans un premier temps, j'ai sauté sur le pont d'un «boat » des transports publics à fanion orange (il y en a de différentes couleurs ) qui m'a mené jusqu'au dernier embarcadère (station 30) Arrivé sur place pas d'autres moyens pour poursuivre ma route en négociant un « Long-tail boat ». Prix 700 bath (Chf. 22.-- env.). Tout à fait correct pour un seul passager avec son propre capitaine et qui m'attendra sur place 2 heures de temps. Et cela vallait le détour. Nous voilà partis comme une fusée à une vitese de 50 km/h, à raz de l'eau ! (image) Pas trop rassuré, l'engin me paraît peu stable et 500 m plus loin il tombe en panne. Moi qui cherchais l'aventure, je suis servi me trouvant au beau milieu du fleuve qui doit faire 200 mètres de large à cet endroit. Il tente de le faire redémarrer et ça marche... pour repartir de plus belle, mais pas pour longtemps. Là, ça doit être sérieux et je me dis heureusement que j'ai de quoi me préserver du soleil ; il fait vraiment chaud en attendant que le capitaine – que j'espère inspiré – nous dépanne. Et comme s'y rien était, il se met simplement à changer la bonbonne de gaz que je n'avais pas remarquée... Ca marche au gaz leur truc !? Ce seul trajet me fait oublier la visite des khlongs de Bangkok en bateau - c'était désolant - (sauf le marché flottant que je n'ai pas vu et qui m'a été recommandé (voir « + 2 jours ») et me fait entrer dans le quotidien des Thaïlandais pour ceux qui vivent dans les typiques maisons-huttes sur pilotis. Débarqué, je suis parti pour le tour de l'île à pied (cycle en location). Dès le départ, je n'avais pas remarqué le « Bouddha géant Samoui » de l'autre côté de la berge (image). Entre pleins de petits shops souvenirs et chiens que j'ignore - il vaut mieux - j'avance et découvre la vie des insulaires. Étonnant toutes ces personnes qui s'affairent à la restauration de leur maison. Enfin, je comprends que les inondations remontant à quelques semaines ont laissé des traces si un tant soit peu on est attentif au niveau de l'eau incrusté dans les murs des maisons que j'estime à 1,5-1,8 m. (sur certaines maisons image). Tout au long de mon parcours avec des palmiers un peu partout, mon regard se porte sur des enfants qui jouent, une grand-maman qui berce son petit-fils ou petite-fille dans un hamac (image), un pêcheur qui refait les noeufs de son filet, un homme de la terre qui manie sa bêche, des femmes mais également des hommes qui nettoient leur maison sur pilotis, et surtout c'est le chant pour de pas dire des cris répétitifs d'oiseaux tropicaux. Oui, j'ai l'impression de traverser la forêt pluviale Masoala de Madagascar (serre avec température tropicale constante de 20-30° C) du zoo de Zürich, mais en grandeur nature. Tout comme dans ce lieu en Suisse qui vaut la peine de visiter, le taux d'humidité est élevé et il règne une grande chaleur que je supporte étonnamment bien, même si mes habits collent. A mon retour, une douche me libère de la pesanteur de la journée. Il me reste à faire un peu de shopping et j'en profite de passer chez un tailleur ; lequel il y en a partout ? Je commande sur mesure quelques chemises classiques à col mandarin au tissu de meilleure qualité qui seront confectionnées pour mon retour en Suisse. En fait, il y a des années que j'en avais envie. Certains me diront que j'ai un goût du luxe ! Je ne crois pas. De toute évidence, ce n'est pas ce que vous souhaitez entendre de mon voyage ! Mon visa pour le Vietnam est arrivé. Je quitterai donc Bangkok, demain à l'aube – 0730 - pour le nord. Deux heures et demie de route me permettra de rejoindre Ayatthua, ma première escale thaïlandaise...

Les photographies suivront...

2 commentaires:

  1. Bonne route...j'imagine la chaleur et crois sentir l'odeur des fabuleuses épices et arômes asiatiques en te lisant...tout en regardant le brouillard givrant enveloppant le paysage d'ici! Nous avons lu le psaume 104 ce soir en cellule de prière: en pensée avec toi .
    Christine

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  2. Haha marrant la panne!
    J'aime beaucoup te lire papa, tu me fais voyager à travers tes récits! J'aimerais être avec toi sous un soleil de plomb pour échapper au froid glacial de la Suisse ;)
    Te lire me fait me réjouir encore plus pour nos futures aventures ensemble!

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