mardi 31 janvier 2012

+24 jours : A pieds nus...

Lundi 30 janvier
...l'air me semble plus humide que dans le nord de la Thaïlande. Il faut dire que le temps est brumeux, ce matin, et que le temps restera couvert toute la journée. En voulant enfiler mes « Asics », j'ai la mauvaise surprise de constater qu'ils ont disparu. Il faut savoir que dans la majorité des guesthouse et hôtels, il faut enlever ses chaussures avant de monter à l'étage. Je lui prends toujours en chambre, mais là j'ai oublié. Il a fallu d'une fois. Évidemment, je n'ai pas la certitude si c'est indigène ou un touriste. Le chef de service de l'établissement, lui me dit de voir si un des touristes aurait chaussé mes savates de sport. Je suis déçu et lui fait comprendre par ma mine. A quoi bon s'énerver, je peux m'en prendre à moi-même n'ayant pas été assez prudent. J'espère que celui qui les a emportés en profitera au moins. J'en suis moins sûr ! Cette affaire m'a noué le ventre... A 0930, le SLOW BOOT lâche les amarres. Pour arriver à LUANG PRABANG, il devra parcourir 160 km. Le décor est le même que celui de la veille et toujours aussi reposant. A 1800, nous arrivons à bon port après un voyage de 8 heures et demie. Dans mon guide de voyage, j'ai repéré un guesthouse. Le quartier est de toute beauté avec des maisons en teck. Le centre de LUANG PRABANG est classé au patrimoine mondiale de l'UNESCO. La première chose qui me frappe, c'est cet ancien drapeau de l'URSS, rouge avec la faucille et le marteau, et ce ne sera pas le dernier. Le LAOS est sous régime communiste et la Chine n'est pas très loin. Je m'arrête auprès de deux maisons d'hôtes intéressantes et opte pour la deuxième qui est aussi une belle maison de teck sur deux étages, le « PHONEMALY ». J'ai laissé tomber celle prévue n'ayant au préalable pas fait de réservation. Dans la ruelle de ce quartier, j'ai repéré un « fastfood laotien » mais qui n'en est pas vraiment un, si ce n'est qu'il faut aller commander et payer à la caisse. Le cadre dans lequel je passe un peu de temps, en vaut le coup d'oeil. Je n'en profite pas car la fatigue m'a gagné. La journée a été longue...
Les photographies suivront...

+23 jours : Le privilège d'être Suisse ? Arrivée au LAOS...

Dimanche 29 janvier
...à 0557 (et non 0600 !), le bus de CHIANG RAI à CHIANG KHONG, à la frontière de la Thaïlande et du Laos, séparée par le mythique MEKONG, part dans la nuit. Nous prenons la direction nord-est. Avant le départ, j'avais bu un lait au soja multivitamimé (inscrit sur la bouteille) et sur le chemin qui mène à la Centrale des bus, j'ai acheté quelques fruits. Plus on avance et plus il fait frais ; ce sont les courants d'air provenant des fenêtres de ce vieux bus. A l'extérieur, il fait vraiment froid, je vois des hommes ou des femmes autour d'un feu, un peu plus loin également. Ce n'est pas dans leur construction de bambou qu'il doit faire chaud. En traversant d'autres villages, je remarque que les Thaïs sont matinaux. Les marchés de nourriture sont éclairés et il y a déjà des clients. Il est 0815, lorsque j'arrive sur la rive du Nous nous joignons à la file d'attente pour la sortie du territoire thaï, avant de prendre un petit ferry (Bath 40), juste le temps de regagner l'autre rive. Il est 0915. Les Suisses ont la chance de recevoir un permis de séjour de 15 jours que j'ai payé Bath 40 (il faut le demander) ; première indication pour les Suisses d'entre vous qui se rendraient au Laos. Deuxième indication : un visa de 30 jours pour les Suisses vous coûtera 30 US Dollars (les ressortissants du Canada, UK et des Pays-Bas payent encore plus me disent-ils...). Tout ce que vous raconteraient des rabatteurs, voire certaines agences de voyage s'avérait être une tromperie, et elles ne manquent pas ! Depuis, le poste « IMMIGRATION », juste sur la rive - où tournent les vautours dont je viens de vous parler - ne pas se laisser aborder et monter le chemin en dur jusqu'à la route. De là, prendre un touk touk qui vous coûtera Bath 40 et insister que vous souhaitez vous rendre directement au port principal pour le « SLOW BOAT ». Si vous voyez deux panneaux bleus, l'un « SLOW BOAT TICKET OFFICE HOUEISAY – PAKBENG – LUANGPRABANG - » et l 'autre : « PLEASE BUY TICKET BEFORE BOAT LEAVE », alors vous êtes à la bonne place et vous aurez droit à un ticket au prix officiel de BATH 9'000.-- ou US 30.--. Au LAOS, il est bon de payer où dans leur monnaie « KIP ou en US Dollars (1 US Dollar = KIP 7000.-- env. Je vais donc jouer à « ONCLE SAM » et payer en US Dollars. Avant de monter sur le « BOOT », un petit restaurant qui donne également sur le MEKONG fera l'affaire. La nourriture n'est pas bien différente. Nous partons à 1230, le bateau effectuera 300 km en deux jours. Il est presque rempli. Nous sommes assis dans des sièges individuels un peu comme ceux des avions. J'estime que nous sommes 150 personnes, dont beaucoup de jeunes en âge d'études. Le voyage est agréable, les discussions sont animées. Il fait chaud, mais il y a de l'air sur le bateau provoqué par son déplacement. Ce qui m'a frappé c'est de voir autant de jeunes boire des bières, également les filles. Au fur et à mesure du parcours, nous découvrons les berges occupées par la jungle, ses villages et ses habitants, ses bœufs et ses pêcheurs. Le regard ne s'ennuie jamais, il y a toujours quelque chose d'autre à voir. Que cache cette jungle mystérieuse qui reste inaccessible d'où seul sortent les cris des oiseaux ? L'homme l'occupe en lisière, mais au-delà c'est la jungle qui dicte les règles. Nous assistons à un coucher du soleil derrière les montagnes plongeant dans le MEKONG. Le soleil est derrière nous, car nous naviguons direction est. A 1800, nous arrivons à PAKBENG où nous passerons tous la nuit, et après avoir parcouru 140 kilomètres. Sur le chemin me menant à la maison d'hôtes, je me fais accoster par un jeune qui veut me vendre de l'opium... Pourtant, je n'ai pas la tête ni accoutrement d'un drogué. Le guesthouse BOUNMY est simple et le joli restaurant-terrasse donne sur le MEKONG. Ma chambre fait partie d'une construction typique tout en bois. La moustiquaire recouvre le lit ; la malaria est présente au LAOS, ce qui n'est pas le cas au nord de la Thaïlande. Je suis bien tombé avec le choix de cette maison d'hôtes. La famille qui s'en occupe est très chaleureuse et aux petits soins des clients. Je souhaitais acheter un numéro de téléphone mobile thaï, après un quart d'heure je suis branché sur le réseau. Après un bon repas laotien (la cuisine n'est pas aussi fine que la thaïlandaise) qui se poursuit avec des hôtes, je m'installe pour la nuit. Mais avant, je condamne un trou de la moustiquaire...
Les photographies suivront...