mardi 24 janvier 2012

+15 jours : Qu'est ce que je fais là... mes limites dépassées ? Louange à toi, Seigneur, pour la beauté de ta création...

Samedi 21 janvier 2012
...je viens d'atteindre le quart de mon voyage. Le temps passe à une vitesse. Je suis prêt pour le départ. Le guide passera à 0915. Avant, je demande quelques bananes pour mon déjeuner. La cheffe de service me remet deux bouteilles d'eau et un petit paquet de biscuits. Puis, elle me tend un livre d'inscription pour tous les randonneurs. Là, je commence à me dire : « Qu'est ce que je fais là... je ne suis pas en train de dépasser mes limites ? ». Comme une fiche d'hôtel, je dois indiquer mes coordonnées, plus le no de mon passeport, mais tout particulièrement le nom, une adresse, un n° de téléphone en cas d'accident !!! Il est vrai que ce n'est pas lors du téléphone de la veille que j'ai obtenu beaucoup de précisions sur ce trek. Je m'en veux moi qui suis généralement prévenant... Que mon ange gardien m'accompagne durant cette sortie en montagne... Un couple américain de San Francisco, un autre américain, une Parisienne polonaise font partie du groupe. Le guide avec sa certification TAT (Tourism Authority Thailand) autour du cou, habillé comme un militaire, les pantalons dans les chaussettes (pour éviter les bestioles du sol) et sa machette à la ceinture, est accompagné de 3 porteurs avec affaires de camping, nourriture et eau pour deux jours. Nous montons tous dans un véhicule pick-up et prenons la direction du Parc national « THE CHIANG DAO WILDLIFE SANCTUARY » . A l'ombre, il fait frais pas plus de 10-15 °C. En remontant la vallée, je suis dans mes pensées car je vois sur ma gauche les falaises boisées vertigineuses du DOI CHIANG DAO. Je me dis que s'il faut faire des passages avec le vide d'un côté ou des deux, je vais me retrouver à genoux ou tout simplement plus être capable d'avancer. J'avoue avoir le vertige quand bien même j'ai déjà fait du parachutisme et du saut à l'élastique... Gosia me raconte son trek en Éthiopie, où y avait du vide sur un petit sentier à plus de 1500 mètres. Je suis dans mes petits souliers. Nous arrivons un poste ressemblant à celui d'une douane. Des "rangers thaïs" en uniforme militaire délivrent les autorisations pour entrer dans ce parc national et contrôlent les passages. Nous nous arrêtons dans la montée, à une altitude que j'estime à 900-1000 m. Nous aurons donc 1200 mètres de dénivelé, c'est raisonnable. A 1010, nous marchons, chacun une tige de bambou à la main, les porteurs derrière nous. A chacun, ils doivent porter entre 20-30 kg. Le plus étonnant c'est que les sangles de leur monture (ce n'est même pas un sac à dos), sont de simples tissus non rembourrés ! Je suis un peu mal à l'aise, ce d'autant plus que j'ai l'habitude de porter un gros sac à dos. Je me rappelle de notre trek en Écosse où Yannick devait porter vers les 20 kg, Audrey 15 kg (elle était forte, c'est elle qui a le mieux supporté) et moi vers les 25 kg. On en pouvait plus après le premier jour ! Bref, après un quart d'heure de chemin, ça monte franchement, Frank est à la peine. Le groupe marche à un bon rythme, celui du guide qui est également chargé comme un mulet. Frank insiste pour que je le dépasse, comme je me suis mis en dernier. Au premier arrêt, nous attendons Frank depuis plus de 10 minutes. Raisonnablement, il renonce à nous suivre et redescend avec un porteur. La jungle de montagne que nous traversons n'a plus rien à voir avec les forêts exploitées, dont je vous ai parlé lors de mon premier trek dans la région de CHIANG MAI. Il ne serait pas possible de quitter le sentier et de s'enfoncer plus d'un mètre tellement la végétation est dense et luxuriante. J'ai toujours été fasciné par les reportages de la jungle. Là cela dépasse tout ce que je pouvais imaginer. D'une part, je suis fasciné par la beauté de la nature qui a tous les droits et de l'autre j'ai un sentiment de ne plus maîtriser ce milieu ; c'est le cas de le dire. Il fait chaud mais en même temps il y a du vent. Après un peu moins de 2 heures et demie de marche, nous nous arrêtons pour manger. Nous avons le droit à une natte, alors que le guide et les porteurs se sont installés sur d'énormes feuilles de bananes ! Un repas froid composé de riz collé qui se mange normalement par bout avec les mains (sticky rice) accompagné de « nuggets » et une sauce sweet and sour. A peine trois quarts heure de pause et nous sommes repartis. Pour vous décrire le lieu, nous nous trouvons dans un cirque de montagnes impressionnant que nous avons rejoint après la longue montée du départ et passé une sorte de petit col. Sur les crêtes, je vois des palmiers épars. A cette altitude, je n'en crois à peine mes yeux ! Je ne sais plus où regarder tellement le décor nous envahit. Nous arrivons au camp de base, au pied du DOI CHIANG DAO. Nous sommes pas les seuls, il y un ou deux groupes. La deuxième partie a été absorbée en un peu moins de deux heures. Il est 1505. Le guide qui ne parle pas un mot d'anglais, nous fait comprendre que nous pouvons nous relaxer. Toute son équipe se met à préparer nos tentes et le repas du soir. A 1645, il nous fait signe de monter - avec deux de ses porteurs – au sommet pour assister au coucher du soleil. Vingt minutes de montée sur un chemin escarpé. Je suis heureux d'avoir pris mes souliers de marche et j'ai plus de facilitée que les autres. Arrivé en haut, un paysage extraordinaire s'offre à nous qu'il m'est difficile de décrire. A cette heure, le thermomètre à côté du panneau DOI CHIANG DO affiche encore 16° C. D'un côté, nous voyons la route de la vallée par laquelle nous sommes arrivés en véhicule. Finalement, nous n'avons pas eu de sentiers avec du vide. Je me suis inquiété pour rien. Les quelques palmiers à cet endroit, les mêmes que ceux du Tessin, me font penser aux pins de chez nous qui résistent à cette altitude. A 2225 m d’altitude, nous nous installons pour vivre un coucher de soleil qui n'a pas son pareil. Les couleurs de feu de l'horizon dessinées par le soleil couchant avec la complicité du ciel, nous envoûtent et nous transportent dans un monde féérique. Pourtant, nous sommes bien sur terre, grâce à Dieu. Le soleil a disparu à 1818. Quand, nous redescendons, un peu à contre-coeur, il fait 12° C. La nuit va être glaciale. Le repas est prêt et mangeons comme des gloutons. La marche, l'air vivifiant y sont pour quelque chose. Et la température continue de descendre. Je m'attendais à un feu ; trop sec selon le guide. Il fait un froid de canard et il n'est que 2100. Les autres ont été se coucher. Le guide me dit de le suivre et rejoignons d'autres guides. Je suis des leur après avoir bu leur whisky thaï (alcool fort au riz) et du SANGSOM (rhum thaïlandais). On se retrouve autour d'un feu de brindilles, presque pas de flammes, le risque est trop important. Un autre Thaï, un tout jeune, arrive avec une fleur de pavot et une autre que je n'ai pas reconnue mais qui ressemblait un peu à la première. On me fait comprendre que si je veux bien dormir... Nous sommes presque à la frontière du Triangle d'Or, il ne faut pas l'oublier. Mon guide passe un coup de téléphone ; je n'ai pas vu d'antenne. Il doit avoir un téléphone cellulaire via satellite, en cas de nécessité. Comme, nous avons trois tentes, j'ai renoncé à dormir avec Steven, l'Américain, lui qui est accompagné de son épouse, et laquelle aurait dû partager sa tente avec Gosia. Je vais donc dormir dans la dernière tente avec le guide. Entre-temps, nous nous apprécions. Quant aux deux porteurs par lesquels j'apprends qu'il sont Birmans, ils dormiront à la belle étoile avec une couverture... Rarement, je n'ai eu aussi froid de ma vie pour dormir. J'ai gardé mes souliers aux pieds que j'ai enlevés par la suite car j'avais l'impression de transpirer... et c'était pareil pour les mains. Malheureusement, ce phénomène est connu dans le milieu des SDF, qui, s'ils prennent trop froid, se mettent à se déshabiller. J'en étais pas là. Comme, je regrette de ne pas avoir pris tous mes habits de randonnée ainsi qu'une paire de gants et bonnet. Couché à côté du guide, son ronflement ne me dérange même plus. Je lutte contre le froid (je sais que je suis volontaire...). Vivement cinq heures du matin pour se lever...
Les photographies suivront...

+14 jours : « Dein Freund und Helfer » ; telle est la devise (slogan) de la Police cantonale bernoise et de Chiang Dao...

Vendredi 20 janvier 2012
...je règle ma note au BRITANNIA et marche jusqu'à la station nord des bus de CHIANG MAI (20 minutes à pied). On verra sur place pour l'horaire. C'est la première fois que je ne m'en réfère pas à mon livre-guide ; confiant aux conseils et suggestions d'une femme dans une agence de voyages et le Français de CM BLUEHOUSE. En fait, le plus délicat reste de trouver une personne qui parle l'anglais. De mon côté je le parle approximativement sans tenir compte des conjugaisons (...). Au guichet, je tends la carte du nord de la Thaïlande et pointe du doigt CHIANG DAO qui encore plus au nord que CHIANG MAI Mai. Elle acquiesce et je pose un billet sur le comptoir, on verra au retour de monnaie ce que me coûte le ticket. Parmi tous ces bus stationnés, elle me montre le n° 50. Les noms des localités inscrits en thaï et en anglais sur le bus me rassurent. Pas de doute, c'est le bon ! Je pars dans une demie heure et n'aurai pas trop attendre. Je monte dans le bus, il y fait une fournaise. J'en ressors aussitôt et prendrai ma place quand il partira. A 1228, et non 1230, le chauffeur démarre. Première leçon : il y a intérêt à être au moins 10 minutes avant le départ à la station du bus. Pour ceux qui ont l'habitude d'arriver à la dernière minute (oui, ça m'arrive fréquemment...), ils resteront sur le trottoir. Le bus est parfaitement entretenu. Une fois de plus, je suis impressionné par l'hygiène thaïe. Heureusement les fenêtres sont ouvertes, il fait une chaleur. Je suis le seul étranger dans ce bus, genre postal dirait-on chez nous. J'engage la conversation avec mon voisin thaï. Il parle aussi un peu anglais, on va bien se comprendre (...). Il m'explique retourner dans sa famille après trois mois de travail dans un hôtel à Bangkok (14 heures de route). Il habite la localité FANG, à quelques kilomètres de la frontière birmane. Ça l'ennui de plus en plus d'être si longtemps éloigné de sa famille. Il est père d'un petit garçon de deux ans qui barjaque quand il l'appelle quotidiennement à la maison. Je lui demande pourquoi il travaille si loin. Il me dit que c'est une question de salaire. Sans que je lui demande plus, il ajoute qu'à Bangkok, il gagne Bath 22'000.-- mensuellement (un peu plus de Chf. 700.--) et s'il travaillait à CHIANG MAI son salaire se monterait à Bath 7000.-- et Bath 5'000.-- dans son village ! Actuellement, il a vingt jours de vacances par année. Il veut changer d'activité professionnelle. Il aurait la possibilité de travailler pour une entreprise d'agencement de cuisine comme responsable de projet et de vente. L'avantage serait qu'il pourrait retourner tous les mois chez lui car il lui importe d'être plus plus présent dans sa famille. Je l'approuve. Je lui pose des questions sur la région et il me dit surtout d'éviter de faire un trek seul, les risques sont importants. Je quitte ce sympathique père de famille et lui souhaite le meilleur pour son avenir. Je me retrouve sur le trottoir sans savoir si je dois partir à gauche ou à droite, ne sachant pas où se trouve la maison d'hôtes et n'ai pas envie de monter tout de suite dans un des taxis qui m'aborde (leur prix sont quelque fois surfait). Mon correspondant dans le bus m'avait indiqué de me rendre à la police touristique qui fait également office de bureau d'informations et pourra également me renseigner sur les guides. En effet, je compte gravir le troisième plus haut sommet de Thaïlande, le DOI CHIANG DAO qui culmine à 2225 mètres d'altitude, situé dans le Parc national de CHIANG DAO. S'il fallait faire un de ces sommets – qui se trouvent tous dans le nord – c'est celui-là qu'il faut choisir ! Arrivé à la « STATION POLICE », l'agent correspondant s'empresse de faire appel à quelqu'un qui parle anglais. Il me tend le mobile et mon correspondant m'explique que le plus simple c'est de rejoindre la guesthouse «CHIANG DAO NEST » qui eux ont des contacts directs avec les guides officiels. Me voilà déjà rassuré car je n'ai pas envie d'aller avec n'importe quel guide car il va falloir marcher dans la jungle forestière (la vraie...) où il y a des bêtes sauvages comme le tigre et des serpents genre cobra. Mon correspondant dans le bus - qui était sincère à mon avis – me parlait de garrot en cas de morsure de serpent, tout particulièrement comment se comporter (www.thailandsnakes.com). J'avais la nette impression qu'il savait de quoi il parlait. Je prends congé de la police et à peine avais-je tourner le dos qu'il m'interpelle pour me dire qu'une voiture de police va m'amener directement au « CHIANG DAO NEST » !!! Je monte à l'arrière, il se charge de mon bagage et c'est à quatre que nous démarrons. Je ne risque rien ! Sur le trajet, la conversation a été fort intéressante vous n'en doutez point ; du type d'arme (gun) en Suisse. En fait, la police thaïlandaise est fournie par le SIG SAUER 226 de production suisse. Immanquablement il a été question de ROGER FEDERER, qui d'autre... Il y a 7 kilomètres jusqu'à la maison d'hôtes. Pour leur serviabilité je ne peux que louer la police thaïlandaise. Soit dit en passant, elle a mis en place une police touristique n° 1155, où votre correspondant parlera anglais. Un peu partout, on voit de la publicité de cette police au service des touristes : "Dein Freund und Helfer". Ce pays est remarquablement bien organisé. Ma chambre sera un magnifique petit bungalow de bambou dans un décor exotique... On m'avait parlé des bungalows thaïs. J'y suis et vous vous sentez vraiment en vacances. Sans oublier le jardin-restaurant avec des chaises longues sous un abri... Tout de suite, je demande un guide pour un trek d'un jour. Un instant plus tard me voilà au bout du fil avec la responsable qui me propose de le faire en deux jours et de me joindre à un groupe de 4 personnes. L'idée étant de profiter du coucher de soleil puis de dormir sur place, dans une tente. A cinq heures du matin, départ pour vivre le lever du soleil sur la Thaïlande. Je suis comblé ! A la réception, on me tend un petit plan local et l'on me suggère de me rendre – à 15 minutes – au temple bouddhiste sur le flanc de montagne, avec 310 marches. Pour ouvrir l'appétit, il n'y a pas mieux. Je croise des moines avec des adeptes qui ne font pas attention à moi. Depuis la terrasse du temple, la vue porte jusque sur les montagnes à l'est. Je suis reparti avec les chaussettes mouillées car il nettoyait les dalles au Kärcher... Tout accès aux temples se fait sans chaussures. De retour, je consulte la carte du restaurant qui ne me convient pas ; cuisine européenne. Elle est appréciable bien évidemment, mais pas dans ces circonstances. Je pars à la recherche d'un autre établissement. Finalement, je m'arrête vers un autre guesthouse « CHIANG DAO HUT » qui propose des plats thaïs. L'endroit est encore plus ravissant que celui de ma maison d'hôtes. Les bungalows sont plus petits. A mon retour du trek, je déménagerai...
Les photographies suivront...

+ 13 jours : L'homme - presque - parfait...

Jeudi 19 janvier 2012
...la cuisine exotique thaïe pour ceux qui la connaisse est légère donc pauvre en graisse (généralement neutre pour cholestérol). Elle fait appel à des légumes, des fruits et des épices asiatiques différents des nôtres. Certains ingrédients ou épices comme l'ail et le basilic ont le même nom mais ne sont pas comparables à celles plantées sous nos latitudes. Elle a un autre avantage indéniable, c'est que les plats sont vite prêts pour autant que l'on connaisse les principes de préparation et de cuisson. Aujourd'hui, je vais donc porter le tablier rouge et le chapeau de paille - qui remplace la toque - mis à disposition par la « THAI FARMER COOKING SCHOOL » de Chiang Mae. La publicité est prometteuse : « Learn to cook Thai food at our organic farm pick fresh ingredients and cook HEALTHY FOOD everyday ! ». Peut-être vais-je enfin devenir l'homme presque parfait en cuisine... Nous sommes un groupe de 11 personnes, des plus âgés au plus jeunes (je me situe entre les deux...). Parmi nous, Gabriel, Italien, chef cuisinier gastronomique à Londres et qui a travaillé dans différents pays. Avec lui et son amie Ilaria, nous avons fait le treck de trois jours ensemble. Lui-même m'explique qu'il a un vif intérêt pour cette cuisine : « nuovi gusti » ! Nous sommes d'abord conduits sur un marché. Nous nous approchons tout particulièrement des stands des riz, épices, assaisonnements et huiles diverses. Même les produits suisses « Knorr » sont représentés ! Nous nous attardons au stand où des bouts de noix de coco sont râpés puis passés dans une autre machine qui les presse à froid. Un lait blanc frais en sort, lequel est beaucoup utilisé dans les plats et desserts thaïs. Nous arrivons devant une ferme accueillante en pleine campagne. Les différents produits frais que nous utiliserons en cuisine nous sont présentés. Nous les touchons, sentons, frottons entre nos doigts. J'ai particulièrement apprécié ce moment qui permet de situer l'origine des produits. Au choix, parmi 18 plats et desserts , j'ai choisi de préparer les suivants : pâte et soupe de curry au poulet, Tom Yam aux écrevisses (légumes et épices diverses), poulet au noix d'acajou, nouilles aux légumes et aux oeufs (le fameux plat pad thai fried), bananes dans du lait de noix de coco. Chacun-e se retrouve devant une petite table de cuisine, une flamme à gaz, un wok des ustensiles. L'instructrice sait mettre tout le monde à l'aise et n'arrête pas de plaisanter surtout quand il est question du nombre de piments à ajouter au plat pour les hommes, faisant entendre que ce seraient un aphrodisiaques puissant... Enfin, j'apprends comment l'émincé de poulet se cuit et s'assaisonne dans le wok, tout en restant tendre. C'est toujours par lui que l'on commence en y ajoutant de l'ail dans un peu d'huile bouillante. Déjà, il ne sera pas rissolé et ce sera l’assaisonnement de l'ensemble qui finalement donnera le fameux goût au poulet ! Tout simple ! Également, la préparation des nouilles au riz. Mais surtout, la base des sauces utilisées dont notamment au soja, aux champignons chinois, aux poissons, aux huîtres, et pour les huiles, à la graine de soja, au sésame (il s'agira de compléter l'armoire à épices à la maison...). Le sucre blanc ou de canne est ajouté à presque tous les plats. Nous nous mettons à table et apprécions à juste titre nos plats. Mes plats apprêtés ne sont pas si mauvais, si ce n'est que mes poivrons chili rouges sont devenus noirs, trop longtemps frits ! En fait, toute la différence réside dans une cuisson rapide presque toujours à feu ouvert au maximum. Je n'en peux plus ayant trop mangé (au point que j'ai sauté le repas du soir...). On nous remet un petit livre de cuisine thaï avec toutes les recettes, photographies y compris, ainsi qu'avec la présentaiton des ingrédients. Retour à Chiang Mai où je me dois de préparer les prochaines étapes – toujours en Thaïlande - dont les conseils avisés du Français qui tient le guesthouse CM BLUEHOUSE me seront précieux. Le soir même, j'ai encore dû changer de maison d'hôtes. Malheureusement le CM BLUEHOUSE que j'avais remarqué en passant pour son magnifique espace jardin - et où je m'y sentais bien . n'a pas pu me proposer une deuxième nuit. J'avais au début de matinée, avant de me rendre au cours de cuisine, repéré le BRITANNIA – fort joli de l'extérieur avec des petits balcons genre hôtel colonial - tenu par un Britannique et une Thaïlandaise...
Les photographies suivront...