Mecredi 1er
février
...pour 0830,
le guide LUYAN du « ELEPHANT VILLAGE »
(www.elefaphantvillage-laos-com) passe me chercher à la maison
d'hôtes. Je vais vivre une journée avec les éléphants de ce
village qui fait partie d'un programme de préservation de l'éléphant
laotien, soutenu par le gouvernement laotien et des privés. LUANG
PRABANG fut la capitale du royaume du LAOS jusqu'en 1563. Elle répond
aussi au nom de : « ROYAUME DU MILLION D'ELEPHANTS ».
Aujourd'hui, il en resterait 1000 spécimens. Notre véhicule quitte la ville et
longue la rivière NAM KAN. Le village se trouve en amont. Après 4-5
kilomètres de route de bitume, la route est de terre de couleur
sable doré. De la poussière pénètre dans le véhicule sans savoir d'où, toutes les fenêtres sont fermées. Arrivés au village, nous sommes accueillis pour un thé
ou café. Quelques éléphants sont occupés avec leur « MAHOUT »
ou cornac (celui qui s'en occupe). Nous apprenons que le village
occupe 11 éléphants, du plus jeune au plus âgé. Leur âge peut
dépasser les 100 ans ! La mère s'en occupe jusqu'à 24 mois. Le plus âgé à 40 ans et pèse 3 tonnes. Un éléphant mange
jusqu'à 250 kg par jour et boit entre 20-30 lt. Sa nourriture se
compose de bambous, de riz dans les champs, de cannes sucre, de
bananes. Il ne dort pas plus de 3-4 heures par nuit. Le plus
intéressant reste comment s'approcher d'un éléphant. Déjà, l'approche ne doit pas se faire sans la présence du cornac et se fait en passant par l'avant, sur le côté droit, et sourire. Très intelligent et sensible, il
remarquera si vous êtes de mauvaise humeur et n'aura pas envie de
passer du bon temps avec vous !!! Enfin, il faut connaître les
injonctions ou encouragements – toujours les mêmes – qui sont donnés à
l'éléphant :
SEUNG :
Il lève son genou afin de poser votre pied et monter sur son cou... (c'est à cet endroit que vous vous asseyez).
Il lève son genou afin de poser votre pied et monter sur son cou... (c'est à cet endroit que vous vous asseyez).
PAI :
Il va avancer...
Il va avancer...
SAI :
Il va tourner
à gauche...
(donner des petits coups de pied à l'épaule gauche).
(donner des petits coups de pied à l'épaule gauche).
KWA :
Il va tourner
à gauche ...
(donner des petits coups de pied à l'épaule droit).
(donner des petits coups de pied à l'épaule droit).
HOW :
Il va
s'arrêter...
MAP :
Pour
redescendre de l'éléphant...
(il va plier
son genou droit)
KOP CHAI LYE
LYE :
Merci
beaucoup...
(accompagné
de bananes offertes).
Comme
personne ne veut s'avancer, je suis le premier à oser m'approcher de
KOPKUN, le plus âgé des éléphants qui est majestueux. Il est
vrai que j'avais une petite expérience de la visite de la ferme
d'éléphants d'AYUTHAYA (voir +7 jours), qui m'avait mis en
confiance. J'ai appris par coeur mes injonctions ou encouragements,
mais ne suis guère efficace. Mais au moins, il fait aller les
oreilles, ce qui veut dire qu'il est content... C'est l'heure du
lunch et nous mangeons sous un abri sur pilotis qui surplombe la
rivière. Le cadre est très beau et reposant. Il y aurait même la
possibilité de rester quelques jours ; bungalow et swimmingpool
sont à disposition. Cet après-midi, il est prévu d'aller brosser
les éléphants dans la rivière. Nous traversons la rivière avec un
LONG TRAIL BOOT. Les éléphants sont avec un autre groupe. Je n'ai
jamais vu des éléphants si propres, ils doivent se faire brosser
tous les jours au moins 5-6 fois... A notre tour, nous montons chacun sur un
éléphant. Il disparaît sous l'eau en s'immergeant entièrement. En
fait, je crois que ce sont plutôt les touristes qui sont lavés !
Sa dos sert de plongeoir, il a l'air d'apprécier que les touristes
s'amusent. Nous prenons congé d'eux. Nous apprenons encore que
certains fermiers dans la région possèdent 1 ou 2 éléphants qui
valent US Dollar 20'000.--, chacun. Ils les mettent à disposition
d'entreprises forestières pour des travaux à des emplacements où
il serait difficile à l'homme de travailler. Ce fut un grand moment
et il est passionnant de partager un journée avec les éléphants.
Notre guide nous amène en LONG TRAIL BOOT aux fameuses cascades TAD
SAE. Elles sont toute en largeur et le débit d'eau est peu important
à cette saison. Quand elles sont inondées par les pluies
tropicales, elles doivent provoquer un bruit ahurissant et offrir une
image féerique. De retour à LUANG PRABANG, je passe au théâtre
pour mon ticket de spectacle laotien et je change de guesthouse pour
la dernière nuit. J'ai déniché une chambre plus aérée. Il
est vrai que lorsqu'on arrive en début de soirée dans un nouvel endroit,
souvent il n'y a plus grand choix ou, au préalable, on a fait une réservation. La nouvelle maison d'hôtes à une belle terrasse qui
surplombe le MEKONG. Je m'y installe pour profiter d'un joli coucher de
soleil sur le MEKONG. Je me prépare à sortir avant de me rendre au spectacle. J'ai fait le bon choix. Je découvre
un aspect culturel des Laotiens qui a beaucoup d'importance à leurs
yeux et reflété au travers de mimes, de danse et de musique, sans
oublier les étonnants costumes scintillants et colorés. Les masques
uniquement portés par les hommes, sont imposants et de
diverses couleurs avec des défenses de phacochères (du genre).
Quant aux femmes, elle portent une sortes de toque dorée s'élevant
en pointe (à l'image des tours pointues des temples). La feuille
imprimée relatant la pièce, en laotien et en français, permet de suivre
cette légende. En résumé, c'est THOTSAKAN, roi des Géants (un
Malit, être maléfique) - lequel peut se transformer en un autre
personnage au gré de la situation - qui convoite la très belle NANG
SIDA, bien-aimée d'un Prince héritier. Il compte utiliser des
subterfuges pour arriver à ses fins. Il se transformera d'abord en
un magnifique cerf d'or. La belle demande à son prince de le
capturer. Ni lui, ni son plus valeureux frère PHRALAK n'y arriveront
et finiront par disparaître. Ils sont tombés dans un piège.
Finalement, THOTSAKAN arrivera à l'enlever malgré l'opposition de
SADAYOU, un oiseau protecteur invincible. Sauf, sauf si le vilain
malit arrive à s'emparer de la bague de la belle, qui le rendra à
son tour invincible. Il arrivera également en possession de cette bague. Ainsi
se termine tragiquement la pièce de théâtre, mais ce n'est que le
2ème épisode théâtral. Je ne verrai jamais la fin de cette grande
légende asiatique mais crois deviner qu'elle sera heureuse !
(après coup, je vous renvoie au lien :
http://www.bamboo-club.net/thailande/legende-rama-sita-suite
En tout, entre 30-40 acteurs-trices, danseurs-ses et musiciens se
sont produits pour ce spectacle lumineux et tout en couleur !
Ils sont longuement applaudis et les hommes ont enlevé leur masque
qui révèlent leur sueur. J'en garderai un souvenir plaisant pour
cette étonnante découverte culturelle asiatique...
Les
photographies suivront...