Samedi
28 janvier
...MAE
SALONG, un village chinois (sur territoire thaïlandais) perché sur
une crête à plus de 1000 m d'altitude, est au programme. J'ai
également appris qu'il y avait des plantations de thé, moi qui bois
ce breuvage en général. Le « GREENBUS » part à 0945.
Je rencontre dans le bus deux Autrichiennes qui ont prévu de voyager
pendant toute une année et de faire le tour du monde. Dans le cadre
d'un programme de lutte contre la récession, elles m'expliquent
qu'il leur est possible de céder leur place de travail à une autre
personne et de lier un voyage à l'étranger à des études
postgrades. Sabine est cadre dans une agence temporaire et Manuela
s'occupe de révisions comptables. Arrivés à MAE SAE, nous ne
sommes qu'au pied de la montagne. Il nous faut prendre un taxi
commun. Seulement, il ne démarre pas avant d'être au moins six et
nous ne sommes que cinq, ceci pour des questions de coût. Notre
attente s'éternise et grâce à l'arrivée du bus suivant de CHIANG
RAI, qui décharge de nouvelles personnes, nous pouvons enfin
démarrer avec le taxi pick-up. Le paysage est fait de collines et de
petites vallées. Aux deux tiers de la longue montée sinueuse, je
vois les premières plantations de thé. A mon grand regret, nous ne
nous arrêterons pas vu le mode de locomotion collectif choisi. Le
village est devant nous. Je m'attendais à voir un petit
« CHINATOWN ». A part quelques lampadaires chinois et le
style de quelques maisons (restaurants), rien me fait vraiment penser
à la Chine. Le temps m'est compté et nous décidons de gravir les
718 marches pour atteindre le WAT SANTAKKHIRI (temple bouddhiste de
style chinois). Ce village est un point de départ pour visiter de
nombreux villages retirés. Une randonnée à cheval de quatre heures
avec la visite de quatre villages est proposée, mais le temps me
fait défaut. J'ai déjà pris du retard sur mon périple asiatique
et je me trouve toujours en Thaïlande. Les Autrichiennes resteront
sur place pour profiter du levée de soleil depuis le temple perchée
sur la colline. Il me faut retourner le dernier taxi collectif
redescend à 1500. Nous attendons depuis plus de 30 minutes avec un
couple français bientôt à la retraite. On décide de prendre les
devants et j'interpelle un conducteur d'un bus touristique tout
confort de marque TOYOTA ; il n'y a que ça... Un Suisse
accompagné avec une guide – qui a le bus à lui tout seul - n'est
pas opposé à ce que nous faisons le voyage avec lui. Je suis
d'autant plus rassuré car la descente est longue et les freins sont
mis à rude épreuve. Les taxis collectifs me semblent pas toujours
en bon état. Nous avons gagné au change. A la descente, la guide
nous dit qu'ils vont d'abord s'arrêter dans une exploitation de thé.
Quelle opportunité et j'y crois à peine ! Mon souhait se réalisera
donc, je suis enchanté. Les plantations de thé sont à flanc de
coteau. Il s'agit de petits buissons alignés horizontalement, d'une
hauteur de 50-80 cm, au contraire de la vigne qui est plantée
verticalement. Ils viennent d'être taillés un peu comme la lavande.
En fait, les feuilles vertes visibles ne sont pas prévues pour le
thé, ce sont uniquement les petites feuilles qui doivent repoussées
tous les deux mois. Le nom de ce thé - entre le noir et le vert -
est « OOLONG » (Dragon noir). Nous avons l'occasion de
visiter la fabrique qui coupe les feuilles en tous petits bouts avant
de le torréfier dans des centrifugeuses. Il passe ensuite à
différents stades pour être compressé et placé dans un grand
sachet sous vide pour la vente. Nous repartons et arrivés en plaine,
nous remarquons quatre femmes avec le chapeau classique en bambou et
leurs bottes qui travaillent dans une rizière. Le temps de retourner
sur place, elles viennent de quitter les lieux. Nous sommes déposés
pas loin de la route principale où nous reprendrons le bus. Les
Thaïlandais se sont montrés très serviables, ce qui dans leur
nature. Nous sommes en fin de journée. Le premier bus passe et ne
s'arrête pas, il est plein. Le suivant est également entièrement
occupé, mais nous pouvons y monter et restons debout avant de
pouvoir s'asseoir au fil des arrêts. Beaucoup de jeunes occupent les
sièges. C'est samedi, ils sont de sortie. C'est alors que je
remarque bêtement que sur les barres métalliques du plafond pour se
tenir, il y a de nombreux sachets de cellophane qui sont noués... Je
comprends qu'ils sont pour ceux-celles qui se sentiraient mal. Il
faut dire que les anciens bus sont des vrais « lessiveuses »
et peu confortable. En plus des nombreux arrêts, et des coups de
freins intempestifs
dus au trafic, plus d'un pourrait être avoir l'estomac retourné.
Nous arrivons à CHIANG MAI sans que quelqu'un ait eu besoin d'un
sachet ! Je suis fatigué par le soleil et la journée à
voyager. Ce soir, je ne ferai pas long, demain c'est le départ pour
le LAOS, et si j'arrive à l'heure à la frontière pour prendre le
"SLOW BOOT"...
Les
photographies suivront...