lundi 30 janvier 2012

+22 jours : Cornets de cellophane...

Samedi 28 janvier
...MAE SALONG, un village chinois (sur territoire thaïlandais) perché sur une crête à plus de 1000 m d'altitude, est au programme. J'ai également appris qu'il y avait des plantations de thé, moi qui bois ce breuvage en général. Le « GREENBUS » part à 0945. Je rencontre dans le bus deux Autrichiennes qui ont prévu de voyager pendant toute une année et de faire le tour du monde. Dans le cadre d'un programme de lutte contre la récession, elles m'expliquent qu'il leur est possible de céder leur place de travail à une autre personne et de lier un voyage à l'étranger à des études postgrades. Sabine est cadre dans une agence temporaire et Manuela s'occupe de révisions comptables. Arrivés à MAE SAE, nous ne sommes qu'au pied de la montagne. Il nous faut prendre un taxi commun. Seulement, il ne démarre pas avant d'être au moins six et nous ne sommes que cinq, ceci pour des questions de coût. Notre attente s'éternise et grâce à l'arrivée du bus suivant de CHIANG RAI, qui décharge de nouvelles personnes, nous pouvons enfin démarrer avec le taxi pick-up. Le paysage est fait de collines et de petites vallées. Aux deux tiers de la longue montée sinueuse, je vois les premières plantations de thé. A mon grand regret, nous ne nous arrêterons pas vu le mode de locomotion collectif choisi. Le village est devant nous. Je m'attendais à voir un petit « CHINATOWN ». A part quelques lampadaires chinois et le style de quelques maisons (restaurants), rien me fait vraiment penser à la Chine. Le temps m'est compté et nous décidons de gravir les 718 marches pour atteindre le WAT SANTAKKHIRI (temple bouddhiste de style chinois). Ce village est un point de départ pour visiter de nombreux villages retirés. Une randonnée à cheval de quatre heures avec la visite de quatre villages est proposée, mais le temps me fait défaut. J'ai déjà pris du retard sur mon périple asiatique et je me trouve toujours en Thaïlande. Les Autrichiennes resteront sur place pour profiter du levée de soleil depuis le temple perchée sur la colline. Il me faut retourner le dernier taxi collectif redescend à 1500. Nous attendons depuis plus de 30 minutes avec un couple français bientôt à la retraite. On décide de prendre les devants et j'interpelle un conducteur d'un bus touristique tout confort de marque TOYOTA ; il n'y a que ça... Un Suisse accompagné avec une guide – qui a le bus à lui tout seul - n'est pas opposé à ce que nous faisons le voyage avec lui. Je suis d'autant plus rassuré car la descente est longue et les freins sont mis à rude épreuve. Les taxis collectifs me semblent pas toujours en bon état. Nous avons gagné au change. A la descente, la guide nous dit qu'ils vont d'abord s'arrêter dans une exploitation de thé. Quelle opportunité et j'y crois à peine ! Mon souhait se réalisera donc, je suis enchanté. Les plantations de thé sont à flanc de coteau. Il s'agit de petits buissons alignés horizontalement, d'une hauteur de 50-80 cm, au contraire de la vigne qui est plantée verticalement. Ils viennent d'être taillés un peu comme la lavande. En fait, les feuilles vertes visibles ne sont pas prévues pour le thé, ce sont uniquement les petites feuilles qui doivent repoussées tous les deux mois. Le nom de ce thé - entre le noir et le vert - est « OOLONG » (Dragon noir). Nous avons l'occasion de visiter la fabrique qui coupe les feuilles en tous petits bouts avant de le torréfier dans des centrifugeuses. Il passe ensuite à différents stades pour être compressé et placé dans un grand sachet sous vide pour la vente. Nous repartons et arrivés en plaine, nous remarquons quatre femmes avec le chapeau classique en bambou et leurs bottes qui travaillent dans une rizière. Le temps de retourner sur place, elles viennent de quitter les lieux. Nous sommes déposés pas loin de la route principale où nous reprendrons le bus. Les Thaïlandais se sont montrés très serviables, ce qui dans leur nature. Nous sommes en fin de journée. Le premier bus passe et ne s'arrête pas, il est plein. Le suivant est également entièrement occupé, mais nous pouvons y monter et restons debout avant de pouvoir s'asseoir au fil des arrêts. Beaucoup de jeunes occupent les sièges. C'est samedi, ils sont de sortie. C'est alors que je remarque bêtement que sur les barres métalliques du plafond pour se tenir, il y a de nombreux sachets de cellophane qui sont noués... Je comprends qu'ils sont pour ceux-celles qui se sentiraient mal. Il faut dire que les anciens bus sont des vrais « lessiveuses » et peu confortable. En plus des nombreux arrêts, et des coups de freins intempestifs dus au trafic, plus d'un pourrait être avoir l'estomac retourné. Nous arrivons à CHIANG MAI sans que quelqu'un ait eu besoin d'un sachet ! Je suis fatigué par le soleil et la journée à voyager. Ce soir, je ne ferai pas long, demain c'est le départ pour le LAOS, et si j'arrive à l'heure à la frontière pour prendre le "SLOW BOOT"...
Les photographies suivront...



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire