Dimanche
29 janvier
...à 0557 (et non 0600 !), le
bus de CHIANG RAI à CHIANG KHONG, à la frontière de la Thaïlande
et du Laos, séparée par le mythique MEKONG, part dans la nuit. Nous
prenons la direction nord-est. Avant le départ, j'avais bu un lait
au soja multivitamimé (inscrit sur la bouteille) et sur le chemin
qui mène à la Centrale des bus, j'ai acheté quelques fruits. Plus
on avance et plus il fait frais ; ce sont les courants d'air
provenant des fenêtres de ce vieux bus. A l'extérieur, il fait
vraiment froid, je vois des hommes ou des femmes autour d'un feu, un
peu plus loin également. Ce n'est pas dans leur construction de
bambou qu'il doit faire chaud. En traversant d'autres villages, je
remarque que les Thaïs sont matinaux. Les marchés de nourriture
sont éclairés et il y a déjà des clients. Il est 0815, lorsque
j'arrive sur la rive du Nous nous joignons à la file d'attente pour
la sortie du territoire thaï, avant de prendre un petit ferry (Bath
40), juste le temps de regagner l'autre rive. Il est 0915. Les
Suisses ont la chance de recevoir un permis de séjour de 15 jours
que j'ai payé Bath 40 (il faut le demander) ; première
indication pour les Suisses d'entre vous qui se rendraient au Laos.
Deuxième indication : un visa de 30 jours pour les Suisses vous
coûtera 30 US Dollars (les ressortissants du Canada, UK et des
Pays-Bas payent encore plus me disent-ils...). Tout ce que vous
raconteraient des rabatteurs, voire certaines agences de voyage
s'avérait être une tromperie, et elles ne manquent pas !
Depuis, le poste « IMMIGRATION », juste sur la rive - où
tournent les vautours dont je viens de vous parler - ne pas se
laisser aborder et monter le chemin en dur jusqu'à la route. De là,
prendre un touk touk qui vous coûtera Bath 40 et insister que vous
souhaitez vous rendre directement au port principal pour le « SLOW
BOAT ». Si vous voyez deux panneaux bleus, l'un « SLOW
BOAT TICKET OFFICE HOUEISAY – PAKBENG – LUANGPRABANG - » et
l 'autre : « PLEASE BUY TICKET BEFORE BOAT LEAVE »,
alors vous êtes à la bonne place et vous aurez droit à un ticket
au prix officiel de BATH 9'000.-- ou US 30.--. Au LAOS, il est bon de
payer où dans leur monnaie « KIP ou en US Dollars (1 US Dollar
= KIP 7000.-- env. Je vais donc jouer à « ONCLE SAM » et
payer en US Dollars. Avant de monter sur le « BOOT », un petit
restaurant qui donne également sur le MEKONG fera l'affaire. La
nourriture n'est pas bien différente. Nous partons à 1230, le
bateau effectuera 300 km en deux jours. Il est presque rempli. Nous
sommes assis dans des sièges individuels un peu comme ceux des
avions. J'estime que nous sommes 150 personnes, dont beaucoup de
jeunes en âge d'études. Le voyage est agréable, les discussions
sont animées. Il fait chaud, mais il y a de l'air sur le bateau
provoqué par son déplacement. Ce qui m'a frappé c'est de voir
autant de jeunes boire des bières, également les filles. Au fur et
à mesure du parcours, nous découvrons les berges occupées par la
jungle, ses villages et ses habitants, ses bœufs et ses pêcheurs.
Le regard ne s'ennuie jamais, il y a toujours quelque chose d'autre à
voir. Que cache cette jungle mystérieuse qui reste inaccessible d'où
seul sortent les cris des oiseaux ? L'homme l'occupe en lisière,
mais au-delà c'est la jungle qui dicte les règles. Nous assistons à
un coucher du soleil derrière les montagnes plongeant dans le
MEKONG. Le soleil est derrière nous, car nous naviguons direction
est. A 1800, nous arrivons à PAKBENG où nous passerons tous la
nuit, et après avoir parcouru 140 kilomètres. Sur le chemin me
menant à la maison d'hôtes, je me fais accoster par un jeune qui
veut me vendre de l'opium... Pourtant, je n'ai pas la tête ni
accoutrement d'un drogué. Le guesthouse BOUNMY est simple et le joli
restaurant-terrasse donne sur le MEKONG. Ma chambre fait partie d'une
construction typique tout en bois. La moustiquaire recouvre le lit ;
la malaria est présente au LAOS, ce qui n'est pas le cas au nord de
la Thaïlande. Je suis bien tombé avec le choix de cette maison
d'hôtes. La famille qui s'en occupe est très chaleureuse et aux
petits soins des clients. Je souhaitais acheter un numéro de
téléphone mobile thaï, après un quart d'heure je suis branché
sur le réseau. Après un bon repas laotien (la cuisine n'est pas
aussi fine que la thaïlandaise) qui se poursuit avec des hôtes, je
m'installe pour la nuit. Mais avant, je condamne un trou de la
moustiquaire...
Les photographies suivront...
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