lundi 30 janvier 2012

+20 jours : Âme sensible s'abstenir... VENI, VIDI, VICI !...


Jeudi 26 janvier 2012
...j'ai tout le temps, ce matin, mon « LONG TRAIL BOOT » descendra la rivière MAE KOK – qui se jette ensuite dans le MEKONG - à 1230, pour rejoindre CHIANG RAI. Devant un thé vert chinois, je profite de la belle terrasse du guesthouse « APPLE », réchauffée par les rayons du soleil, qui donne sur la rivière et sur le pont principal de THATON ainsi que le temple qui surplombe le village. Les nuits sont crues et au matin les températures reviennent douces à l'ombre dès l'apparition du soleil. Lorsque vous vous réveillez dans votre bungalow, c'est un peu comme un réveil dans un chalet de montagne en Suisse, sans chauffage. Heureusement, le lit est équipé d'une épaisse couverture. On m'avait suggéré de prendre le « BOOT » au lieu du bus, pour profiter de la beautés des rivages sauvages pour certains et d'autres habités. Le « LONG TRAIL BOOT » avance rapidement et slalome entre les rochers qui émergent par-ci, par-là ou alors change de côté à cause d'un banc de sable. Toute l'attention est demandée du batelier. A un moment, nous sursautons tous, le bateau, avec une coque métallique, a un choc. Il a dû toucher une pierre ou le lit de la rivière. Aucune émotion à lire sur le visage du batelier ; on se rassure. Plus de peur que de mal. La descente a tenu ses promesses et je la recommande vivement. Arrivé, je suis fatigué et las ; quatre heures assis au fond du bateau m'ont épuisé. A CHIANG RAI, j'avais l'intention de faire un trek avec une des agences TAT conseillées. De plus, comme partout, à chaque coin de rue, des bureaux vantent leur tour. Je suis un peu écœuré de ce tourisme de masse assisté. Finalement, je renonce à faire un trek. Je crois que j'ai vu l'essentiel et la plupart du temps une bonne part des tours organisés sont liés à des activités commerciales au détriment des villages visités. Je verrai les deux prochains jours comment visiter cette magnifique province de CHIANG RAI, probablement en prenant les transports publics, cela doit être possible. A ce sujet, j'ai remarqué que ceux-ci allait pratiquement partout. L'avantage c'est de voyager avec les indigènes à un prix modeste. J'ai vu que très peu de touristes étrangers, sauf sur les grands axes. Cette petite ville provinciale a beaucoup de charme et c'est celle que je préfère depuis mon arrivée en Thaïlande. Elle est un point de départ idéal pour toutes les activés possible dans le nord. Certains jurent que par CHIANG MAI, deuxième plus grande ville du pays, qui peut être facilement visité depuis CHIANG RAI, en bus. A chacun son choix. Je découvre le « CHIANG RAI NIGHT BAAZAR », la ville se réveille dans une animation faite de stands, de petits restaurants dont celui qui occupe une énorme place couverte avec un toit style thaï. Tous autour des artisans vers lesquels je m'arrête. Je suis réellement impressionné par les sculptures dans des troncs de tek représentant des danseuses traditionnelles thaïes, des éléphants et la jungle avec des lianes. Je discute avec le commerçant qui me dit que la plus grande pièce (tronc de 1.5 de haut) a demandé une année et demie de travail. Son prix est de EURO 10'000.--, ce qui me paraît raisonnable pour une telle œuvre artistique. Immanquablement, j'arrive sur la place principale remplie de chaises et de tables avec dans le fond une scène de spectacle. Un thaï joue de la guitare. Sur les côtés, différents maisonnettes avec des étalages proposent toutes sortes de nourriture. C'est le petit stand d'insectes qui propose des verres de bambou et de soie, des petites et grandes sauterelles et des blattes qui m'arrête. Je regarde cela comme une bête curieuse et un client partir avec une barquette d'insectes qui sort de la friteuse. Ce qui va suivre n'est pas pour les âmes sensibles. Donc n'hésitez pas à vous reporter une dizaine de lignes plus loin. Je quitte le stand pour faire mon choix définitif après avoir vu tous les étalages. Je ne peux m'empêcher de penser aux insectes. Il est vrai que cela fait de nombreuses années que je dis vouloir goûter ces bestioles et pas seulement des sauterelles qui restent les plus appétissantes !!! J'ai pris ma décision après une appréciation approfondie de la situation : - avantages et désavantages ? Au stand, d'une petite voix étranglée, je demande une barquette mélangée avec des sauterelles et des vers de bambou et de soie. J'observe le cuisinier qui trempent les insectes dans sa friture pour les ressortir très rapidement. Il ajoute de l'huile assaisonnée et des épices en suffisance. Je me dis que c'est pour couvrir le goût dégueulasse des insectes. Pas rassuré du tout. Je m'installe à une table en prenant la précaution de m'offrir une bière « LEO ». Personne ne fait attention à moi, personne pour m'encourager, je suis seul au monde avec mes insectes qui me font l'impression qu'ils vont bouger d'un moment à l'autre. Une bonne odeur d'épices montent à mes narines, c'est déjà ça ! Je m’empare d'une sauterelle que je retourne de tous les côtés. J'entends les craquements de la carapace de la sauterelle quand je mords dedans. A cet instant, j'ai le sentiment de manger une frite un peu brune avec de l'Aromat dessus. C'est mangeable ! Passons aux vers. Là, j'ai plus de peine, ils ressemblent tellement à ceux que j'utilisais quand j'allais pêcher au lac de Biel/Bienne. Comme un poisson, je vais vivre ce qu'il ressent quand il bouffe un de ces vers que lui offre si généreusement le pêcheur ! La sensation de manger une frite pâteuse relevée par l'Aromat, sans plus. Je suis venu, j'ai vu, j'ai vaincu (veni, vidi, vici). Je n'ai donc pas perdu mon appétit et je passe au repas principal. Après ce voyage et toutes ces émotions, le guerrier s'endormira d'un léger sommeil comme un soldat de César...
Les photographies suivront et ne seront pas censurées (âme sensible s'abstenir)...

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