samedi 4 février 2012

+26 jours : MAHOUT, le cornac...

Mecredi 1er février
...pour 0830, le guide LUYAN du « ELEPHANT VILLAGE » (www.elefaphantvillage-laos-com) passe me chercher à la maison d'hôtes. Je vais vivre une journée avec les éléphants de ce village qui fait partie d'un programme de préservation de l'éléphant laotien, soutenu par le gouvernement laotien et des privés. LUANG PRABANG fut la capitale du royaume du LAOS jusqu'en 1563. Elle répond aussi au nom de : « ROYAUME DU MILLION D'ELEPHANTS ». Aujourd'hui, il en resterait 1000 spécimens. Notre véhicule quitte la ville et longue la rivière NAM KAN. Le village se trouve en amont. Après 4-5 kilomètres de route de bitume, la route est de terre de couleur sable doré. De la poussière pénètre dans le véhicule sans savoir d'où, toutes les fenêtres sont fermées. Arrivés au village, nous sommes accueillis pour un thé ou café. Quelques éléphants sont occupés avec leur « MAHOUT » ou cornac (celui qui s'en occupe). Nous apprenons que le village occupe 11 éléphants, du plus jeune au plus âgé. Leur âge peut dépasser les 100 ans ! La mère s'en occupe jusqu'à 24 mois. Le plus âgé à 40 ans et pèse 3 tonnes. Un éléphant mange jusqu'à 250 kg par jour et boit entre 20-30 lt. Sa nourriture se compose de bambous, de riz dans les champs, de cannes sucre, de bananes. Il ne dort pas plus de 3-4 heures par nuit. Le plus intéressant reste comment s'approcher d'un éléphant. Déjà, l'approche ne doit pas se faire sans la présence du cornac et se fait en passant par l'avant, sur le côté droit, et sourire. Très intelligent et sensible, il remarquera si vous êtes de mauvaise humeur et n'aura pas envie de passer du bon temps avec vous !!! Enfin, il faut connaître les injonctions ou encouragements – toujours les mêmes – qui sont donnés à l'éléphant :

SEUNG :
Il lève son genou afin de poser votre pied et monter sur son cou... (c'est à cet endroit que vous vous asseyez).

PAI :
Il va avancer...
SAI :
Il va tourner à gauche...
(donner des petits coups de pied à l'épaule gauche).

KWA :
Il va tourner à gauche ...
(donner des petits coups de pied à l'épaule droit).

HOW :
Il va s'arrêter...

MAP :
Pour redescendre de l'éléphant...
(il va plier son genou droit)

KOP CHAI LYE LYE :
Merci beaucoup...
(accompagné de bananes offertes).

Comme personne ne veut s'avancer, je suis le premier à oser m'approcher de KOPKUN, le plus âgé des éléphants qui est majestueux. Il est vrai que j'avais une petite expérience de la visite de la ferme d'éléphants d'AYUTHAYA (voir +7 jours), qui m'avait mis en confiance. J'ai appris par coeur mes injonctions ou encouragements, mais ne suis guère efficace. Mais au moins, il fait aller les oreilles, ce qui veut dire qu'il est content... C'est l'heure du lunch et nous mangeons sous un abri sur pilotis qui surplombe la rivière. Le cadre est très beau et reposant. Il y aurait même la possibilité de rester quelques jours ; bungalow et swimmingpool sont à disposition. Cet après-midi, il est prévu d'aller brosser les éléphants dans la rivière. Nous traversons la rivière avec un LONG TRAIL BOOT. Les éléphants sont avec un autre groupe. Je n'ai jamais vu des éléphants si propres, ils doivent se faire brosser tous les jours au moins 5-6 fois... A notre tour, nous montons chacun sur un éléphant. Il disparaît sous l'eau en s'immergeant entièrement. En fait, je crois que ce sont plutôt les touristes qui sont lavés ! Sa dos sert de plongeoir, il a l'air d'apprécier que les touristes s'amusent. Nous prenons congé d'eux. Nous apprenons encore que certains fermiers dans la région possèdent 1 ou 2 éléphants qui valent US Dollar 20'000.--, chacun. Ils les mettent à disposition d'entreprises forestières pour des travaux à des emplacements où il serait difficile à l'homme de travailler. Ce fut un grand moment et il est passionnant de partager un journée avec les éléphants. Notre guide nous amène en LONG TRAIL BOOT aux fameuses cascades TAD SAE. Elles sont toute en largeur et le débit d'eau est peu important à cette saison. Quand elles sont inondées par les pluies tropicales, elles doivent provoquer un bruit ahurissant et offrir une image féerique. De retour à LUANG PRABANG, je passe au théâtre pour mon ticket de spectacle laotien et je change de guesthouse pour la dernière nuit. J'ai déniché une chambre plus aérée. Il est vrai que lorsqu'on arrive en début de soirée dans un nouvel endroit, souvent il n'y a plus grand choix ou, au préalable, on a fait une réservation. La nouvelle maison d'hôtes à une belle terrasse qui surplombe le MEKONG. Je m'y installe pour profiter d'un joli coucher de soleil sur le MEKONG. Je me prépare à sortir avant de me rendre au spectacle. J'ai fait le bon choix. Je découvre un aspect culturel des Laotiens qui a beaucoup d'importance à leurs yeux et reflété au travers de mimes, de danse et de musique, sans oublier les étonnants costumes scintillants et colorés. Les masques uniquement portés par les hommes, sont imposants et de diverses couleurs avec des défenses de phacochères (du genre). Quant aux femmes, elle portent une sortes de toque dorée s'élevant en pointe (à l'image des tours pointues des temples). La feuille imprimée relatant la pièce, en laotien et en français, permet de suivre cette légende. En résumé, c'est THOTSAKAN, roi des Géants (un Malit, être maléfique) - lequel peut se transformer en un autre personnage au gré de la situation - qui convoite la très belle NANG SIDA, bien-aimée d'un Prince héritier. Il compte utiliser des subterfuges pour arriver à ses fins. Il se transformera d'abord en un magnifique cerf d'or. La belle demande à son prince de le capturer. Ni lui, ni son plus valeureux frère PHRALAK n'y arriveront et finiront par disparaître. Ils sont tombés dans un piège. Finalement, THOTSAKAN arrivera à l'enlever malgré l'opposition de SADAYOU, un oiseau protecteur invincible. Sauf, sauf si le vilain malit arrive à s'emparer de la bague de la belle, qui le rendra à son tour invincible. Il arrivera également en possession de cette bague. Ainsi se termine tragiquement la pièce de théâtre, mais ce n'est que le 2ème épisode théâtral. Je ne verrai jamais la fin de cette grande légende asiatique mais crois deviner qu'elle sera heureuse ! (après coup, je vous renvoie au lien : http://www.bamboo-club.net/thailande/legende-rama-sita-suite En tout, entre 30-40 acteurs-trices, danseurs-ses et musiciens se sont produits pour ce spectacle lumineux et tout en couleur ! Ils sont longuement applaudis et les hommes ont enlevé leur masque qui révèlent leur sueur. J'en garderai un souvenir plaisant pour cette étonnante découverte culturelle asiatique...
Les photographies suivront...

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