mercredi 8 février 2012

+27 jours : La vie des Laotiens-nnes...

Jeudi 2 février
...le bus quotidien LUANG PRABANG – VIENTINE, la capitale, parcourt entre 300-400 km et le trajet dure un peu plus de 11 heures. Avant d'arriver à la station du bus périphérique que je rejoins avec un touktouk – il est 0600 – je vois des tous jeunes bonzes au bord de la route qui quémandent leur déjeuner avec leur petit panier. A relever que c'est une attraction locale et commerciale qui n'est apparemment pas du tout appréciée d'eux, car des agences organisent des sorties touristiques à l'heure du lever du soleil. Les touristes achètent du riz qu'ils remettront aux moines bouddhistes tout en se faisant photographier. Je vous laisse juger vous-même du ridicule et du peu de respect de la vie de ses moines bouddhistes. A 0700, départ de la station du bus, sise en périphérie et il est prévu d'arriver après 1800.
C'est long mais cela permet de découvrir non seulement le pays et les personnes qui vivent généralement le long des axes routiers. Les deux tiers du parcours sinueux s'effectuent à travers un massif montagneux, entre montées et descentes, à une altitude entre 1000 et 1500 mètres. Dès le départ, les fameux sachets cellophanes sont distribués aux passagers. Le jour se lève et il y a de la brume. Nous traversons les villages avec les klaxons du chauffeur qui prévient autant les habitants qui s'affairent et les nombreux motocycles. Il y a beaucoup d'écoliers. Les maisons sont traditionnellement faites sur pilotis et de lamelles de bambou croisées. Dans un autre petit village, je vois un vannier ou des enfants qui jouent avec une balle de lamelles de bambou. Les montagnes recouvertes de la jungle sont particulières ; les sommets qui se dressent à pic sont arrondis. La route est souvent en mauvais état et les premiers passagers utilisent leur cornets de cellophane. Heureusement que je n'ai pratiquement rien mangé et rien bu ce matin. D'ailleurs, je n'ai plus d'appétit ! Je ne sais si c'est la route ou ma voisine qui n'arrête pas de vomir qui en est la cause. A titre préventif, durant toute la journée, je ne mangerai rien sauf à un arrêt, en-haut d'un haut d'un col, où j'achète un cornet d'ananas frais. Je remarque que les nombreuses forêts de tek sont exploitées à grande échelle (comme chez nous les forêts de conifères) et ne sais pas si les arbres sont replantés. Je n'avais pas réaliser que les teks étaient ces arbres avec d'énormes feuilles dont j'ai déjà mentionnés dans un précédent message. Dans un village, je découvre une importante scierie avec des tas de bois de tek. Dans la région de VAN VIENG, le panneau local est écrit en lao et en chinois. Pourtant, cette ville est située presque au centre du LAOS, respectivement la frontière commune avec la CHINE est tout au nord. Mais, déjà à LUANG PRABANG, j'avais constaté que le règlement dans les guesthouse était entre autres en chinois. Il y a beaucoup de touristes chinois au LAOS. Entre montagnes et la plaine, nous traversons une région où les routes sont exécrables. Dans les villages, les routes ne sont souvent pas bitumées et roulons sur une terre presque de couleur « vieux rose ». Il y a tellement de poussière partout que la route, les maisons et les arbres sont de même couleur. Le chauffeur est prudent mais quand je me dis qu'il va rouler presque 12 heures d'affiler, ce qui serait impensable en Europe. En effet, les prescriptions sont très strictes sur le temps de conduite et de repos obligatoire sur une journée. A un des nombreux arrêts des femmes montent dans le bus et vendent de quoi manger. Une d'entre elles propose quatre oeufs durs qu'elle a plantés à travers une tige de bois. Il est 1645, lorsque nous arrivons en plaine, mais la route n'est pas en meilleur état. Des rizières asséchées réapparaissent, mais ils y en a d'autres dans des grands champs, belles vertes, qui poussent. Il y a longtemps que je n'avais plus vu de drapeau communiste russe, qui est fièrement arboré sur le devant d'une maison. Le voyage a révélé un peu de la vie des Laotiens-nnes, et c'est ce que je souhaitais, mais il était éprouvant. A 1830, nous arrivons dans la capitale VIENTIANE. Pour arriver au centre, il faudra encore prendre un touktouk. Après avoir passé dans quelques maisons d'hôtes qui sont « FULL », je trouve une chambre dans le guesthouse SAYSOULY dont le bâtiment est peu accueillant, mais à cette heure il ne faut pas s'attendre à mieux. Je n'ai même pas de toilettes dans la chambre. Je mange avec KLAUS, un sympathique Allemand. Nous commandons chacun deux plats, n'ayant pas mangé de la journée. Lui aussi a préféré ne rien avaler durant le fameux trajet...
Malheureusement, je n'ai pas beaucoup de photographies de ce voyage exclusivement en bus...

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