mardi 24 janvier 2012

+14 jours : « Dein Freund und Helfer » ; telle est la devise (slogan) de la Police cantonale bernoise et de Chiang Dao...

Vendredi 20 janvier 2012
...je règle ma note au BRITANNIA et marche jusqu'à la station nord des bus de CHIANG MAI (20 minutes à pied). On verra sur place pour l'horaire. C'est la première fois que je ne m'en réfère pas à mon livre-guide ; confiant aux conseils et suggestions d'une femme dans une agence de voyages et le Français de CM BLUEHOUSE. En fait, le plus délicat reste de trouver une personne qui parle l'anglais. De mon côté je le parle approximativement sans tenir compte des conjugaisons (...). Au guichet, je tends la carte du nord de la Thaïlande et pointe du doigt CHIANG DAO qui encore plus au nord que CHIANG MAI Mai. Elle acquiesce et je pose un billet sur le comptoir, on verra au retour de monnaie ce que me coûte le ticket. Parmi tous ces bus stationnés, elle me montre le n° 50. Les noms des localités inscrits en thaï et en anglais sur le bus me rassurent. Pas de doute, c'est le bon ! Je pars dans une demie heure et n'aurai pas trop attendre. Je monte dans le bus, il y fait une fournaise. J'en ressors aussitôt et prendrai ma place quand il partira. A 1228, et non 1230, le chauffeur démarre. Première leçon : il y a intérêt à être au moins 10 minutes avant le départ à la station du bus. Pour ceux qui ont l'habitude d'arriver à la dernière minute (oui, ça m'arrive fréquemment...), ils resteront sur le trottoir. Le bus est parfaitement entretenu. Une fois de plus, je suis impressionné par l'hygiène thaïe. Heureusement les fenêtres sont ouvertes, il fait une chaleur. Je suis le seul étranger dans ce bus, genre postal dirait-on chez nous. J'engage la conversation avec mon voisin thaï. Il parle aussi un peu anglais, on va bien se comprendre (...). Il m'explique retourner dans sa famille après trois mois de travail dans un hôtel à Bangkok (14 heures de route). Il habite la localité FANG, à quelques kilomètres de la frontière birmane. Ça l'ennui de plus en plus d'être si longtemps éloigné de sa famille. Il est père d'un petit garçon de deux ans qui barjaque quand il l'appelle quotidiennement à la maison. Je lui demande pourquoi il travaille si loin. Il me dit que c'est une question de salaire. Sans que je lui demande plus, il ajoute qu'à Bangkok, il gagne Bath 22'000.-- mensuellement (un peu plus de Chf. 700.--) et s'il travaillait à CHIANG MAI son salaire se monterait à Bath 7000.-- et Bath 5'000.-- dans son village ! Actuellement, il a vingt jours de vacances par année. Il veut changer d'activité professionnelle. Il aurait la possibilité de travailler pour une entreprise d'agencement de cuisine comme responsable de projet et de vente. L'avantage serait qu'il pourrait retourner tous les mois chez lui car il lui importe d'être plus plus présent dans sa famille. Je l'approuve. Je lui pose des questions sur la région et il me dit surtout d'éviter de faire un trek seul, les risques sont importants. Je quitte ce sympathique père de famille et lui souhaite le meilleur pour son avenir. Je me retrouve sur le trottoir sans savoir si je dois partir à gauche ou à droite, ne sachant pas où se trouve la maison d'hôtes et n'ai pas envie de monter tout de suite dans un des taxis qui m'aborde (leur prix sont quelque fois surfait). Mon correspondant dans le bus m'avait indiqué de me rendre à la police touristique qui fait également office de bureau d'informations et pourra également me renseigner sur les guides. En effet, je compte gravir le troisième plus haut sommet de Thaïlande, le DOI CHIANG DAO qui culmine à 2225 mètres d'altitude, situé dans le Parc national de CHIANG DAO. S'il fallait faire un de ces sommets – qui se trouvent tous dans le nord – c'est celui-là qu'il faut choisir ! Arrivé à la « STATION POLICE », l'agent correspondant s'empresse de faire appel à quelqu'un qui parle anglais. Il me tend le mobile et mon correspondant m'explique que le plus simple c'est de rejoindre la guesthouse «CHIANG DAO NEST » qui eux ont des contacts directs avec les guides officiels. Me voilà déjà rassuré car je n'ai pas envie d'aller avec n'importe quel guide car il va falloir marcher dans la jungle forestière (la vraie...) où il y a des bêtes sauvages comme le tigre et des serpents genre cobra. Mon correspondant dans le bus - qui était sincère à mon avis – me parlait de garrot en cas de morsure de serpent, tout particulièrement comment se comporter (www.thailandsnakes.com). J'avais la nette impression qu'il savait de quoi il parlait. Je prends congé de la police et à peine avais-je tourner le dos qu'il m'interpelle pour me dire qu'une voiture de police va m'amener directement au « CHIANG DAO NEST » !!! Je monte à l'arrière, il se charge de mon bagage et c'est à quatre que nous démarrons. Je ne risque rien ! Sur le trajet, la conversation a été fort intéressante vous n'en doutez point ; du type d'arme (gun) en Suisse. En fait, la police thaïlandaise est fournie par le SIG SAUER 226 de production suisse. Immanquablement il a été question de ROGER FEDERER, qui d'autre... Il y a 7 kilomètres jusqu'à la maison d'hôtes. Pour leur serviabilité je ne peux que louer la police thaïlandaise. Soit dit en passant, elle a mis en place une police touristique n° 1155, où votre correspondant parlera anglais. Un peu partout, on voit de la publicité de cette police au service des touristes : "Dein Freund und Helfer". Ce pays est remarquablement bien organisé. Ma chambre sera un magnifique petit bungalow de bambou dans un décor exotique... On m'avait parlé des bungalows thaïs. J'y suis et vous vous sentez vraiment en vacances. Sans oublier le jardin-restaurant avec des chaises longues sous un abri... Tout de suite, je demande un guide pour un trek d'un jour. Un instant plus tard me voilà au bout du fil avec la responsable qui me propose de le faire en deux jours et de me joindre à un groupe de 4 personnes. L'idée étant de profiter du coucher de soleil puis de dormir sur place, dans une tente. A cinq heures du matin, départ pour vivre le lever du soleil sur la Thaïlande. Je suis comblé ! A la réception, on me tend un petit plan local et l'on me suggère de me rendre – à 15 minutes – au temple bouddhiste sur le flanc de montagne, avec 310 marches. Pour ouvrir l'appétit, il n'y a pas mieux. Je croise des moines avec des adeptes qui ne font pas attention à moi. Depuis la terrasse du temple, la vue porte jusque sur les montagnes à l'est. Je suis reparti avec les chaussettes mouillées car il nettoyait les dalles au Kärcher... Tout accès aux temples se fait sans chaussures. De retour, je consulte la carte du restaurant qui ne me convient pas ; cuisine européenne. Elle est appréciable bien évidemment, mais pas dans ces circonstances. Je pars à la recherche d'un autre établissement. Finalement, je m'arrête vers un autre guesthouse « CHIANG DAO HUT » qui propose des plats thaïs. L'endroit est encore plus ravissant que celui de ma maison d'hôtes. Les bungalows sont plus petits. A mon retour du trek, je déménagerai...
Les photographies suivront...

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