Vendredi
20 janvier 2012
...je
règle ma note au BRITANNIA et marche jusqu'à la station nord des
bus de CHIANG MAI (20 minutes à pied). On verra sur place pour
l'horaire. C'est la première fois que je ne m'en réfère pas à mon
livre-guide ; confiant aux conseils et suggestions d'une femme
dans une agence de voyages et le Français de CM BLUEHOUSE. En fait,
le plus délicat reste de trouver une personne qui parle l'anglais.
De mon côté je le parle approximativement sans tenir compte des conjugaisons (...). Au guichet, je tends la carte du nord de la
Thaïlande et pointe du doigt CHIANG DAO qui encore plus au nord que
CHIANG MAI Mai. Elle acquiesce et je pose un billet sur le comptoir,
on verra au retour de monnaie ce que me coûte le ticket. Parmi tous
ces bus stationnés, elle me montre le n° 50. Les noms des localités
inscrits en thaï et en anglais sur le bus me rassurent. Pas de
doute, c'est le bon ! Je pars dans une demie heure et n'aurai
pas trop attendre. Je monte dans le bus, il y fait une fournaise.
J'en ressors aussitôt et prendrai ma place quand il partira. A 1228,
et non 1230, le chauffeur démarre. Première leçon : il y a
intérêt à être au moins 10 minutes avant le départ à la station
du bus. Pour ceux qui ont l'habitude d'arriver à la dernière minute
(oui, ça m'arrive fréquemment...), ils resteront sur le trottoir.
Le bus est parfaitement entretenu. Une fois de plus, je suis
impressionné par l'hygiène thaïe. Heureusement les fenêtres sont
ouvertes, il fait une chaleur. Je suis le seul étranger dans ce bus,
genre postal dirait-on chez nous. J'engage la conversation avec mon
voisin thaï. Il parle aussi un peu anglais, on va bien se comprendre
(...). Il m'explique retourner dans sa famille après trois mois
de travail dans un hôtel à Bangkok (14 heures de route). Il habite
la localité FANG, à quelques kilomètres de la frontière birmane.
Ça l'ennui de plus en plus d'être si longtemps éloigné de sa
famille. Il est père d'un petit garçon de deux ans qui barjaque
quand il l'appelle quotidiennement à la maison. Je lui demande
pourquoi il travaille si loin. Il me dit que c'est une question de
salaire. Sans que je lui demande plus, il ajoute qu'à Bangkok, il gagne Bath 22'000.--
mensuellement (un peu plus de Chf. 700.--) et s'il travaillait à
CHIANG MAI son salaire se monterait à Bath 7000.-- et Bath 5'000.--
dans son village ! Actuellement, il a vingt jours de vacances
par année. Il veut changer d'activité professionnelle. Il aurait la
possibilité de travailler pour une entreprise d'agencement de
cuisine comme responsable de projet et de vente. L'avantage serait
qu'il pourrait retourner tous les mois chez lui car il lui importe
d'être plus plus présent dans sa famille. Je l'approuve. Je lui
pose des questions sur la région et il me dit surtout d'éviter de
faire un trek seul, les risques sont importants. Je quitte ce
sympathique père de famille et lui souhaite le meilleur pour son
avenir. Je me retrouve sur le trottoir sans savoir si je dois partir
à gauche ou à droite, ne sachant pas où se trouve la maison
d'hôtes et n'ai pas envie de monter tout de suite dans un des taxis
qui m'aborde (leur prix sont quelque fois surfait). Mon correspondant
dans le bus m'avait indiqué de me rendre à la police touristique
qui fait également office de bureau d'informations et pourra
également me renseigner sur les guides. En effet, je compte gravir
le troisième plus haut sommet de Thaïlande, le DOI CHIANG DAO qui
culmine à 2225 mètres d'altitude, situé dans le Parc national de
CHIANG DAO. S'il fallait faire un de ces sommets – qui se trouvent
tous dans le nord – c'est celui-là qu'il faut choisir ! Arrivé à
la « STATION POLICE », l'agent correspondant s'empresse de
faire appel à quelqu'un qui parle anglais. Il me tend le mobile et
mon correspondant m'explique que le plus simple c'est de rejoindre la
guesthouse «CHIANG DAO NEST » qui eux ont des contacts directs avec
les guides officiels. Me voilà déjà rassuré car je n'ai pas envie
d'aller avec n'importe quel guide car il va falloir marcher dans la
jungle forestière (la vraie...) où il y a des bêtes sauvages comme
le tigre et des serpents genre cobra. Mon correspondant dans le bus -
qui était sincère à mon avis – me parlait de garrot en cas de
morsure de serpent, tout particulièrement comment se comporter
(www.thailandsnakes.com). J'avais la nette impression qu'il savait de
quoi il parlait. Je prends congé de la police et à peine avais-je
tourner le dos qu'il m'interpelle pour me dire qu'une voiture de
police va m'amener directement au « CHIANG DAO NEST » !!!
Je monte à l'arrière, il se charge de mon bagage et c'est à quatre
que nous démarrons. Je ne risque rien ! Sur le trajet, la
conversation a été fort intéressante vous n'en doutez point ;
du type d'arme (gun) en Suisse. En fait, la police thaïlandaise est
fournie par le SIG SAUER 226 de production suisse. Immanquablement il
a été question de ROGER FEDERER, qui d'autre... Il y a 7 kilomètres
jusqu'à la maison d'hôtes. Pour leur serviabilité je ne
peux que louer la police thaïlandaise. Soit dit en passant, elle a
mis en place une police touristique n° 1155, où votre correspondant
parlera anglais. Un peu partout, on voit de la publicité de cette police au service des touristes : "Dein Freund und Helfer". Ce pays
est remarquablement bien organisé. Ma chambre sera un magnifique
petit bungalow de bambou dans un décor exotique... On m'avait parlé
des bungalows thaïs. J'y suis et vous vous sentez vraiment en
vacances. Sans oublier le jardin-restaurant avec des chaises longues
sous un abri... Tout de suite, je demande un guide pour un trek d'un
jour. Un instant plus tard me voilà au bout du fil avec la
responsable qui me propose de le faire en deux jours et de me joindre
à un groupe de 4 personnes. L'idée étant de profiter du coucher de
soleil puis de dormir sur place, dans une tente. A cinq heures du
matin, départ pour vivre le lever du soleil sur la Thaïlande. Je suis comblé !
A la réception, on me tend un petit plan local et l'on me suggère
de me rendre – à 15 minutes – au temple bouddhiste sur le flanc
de montagne, avec 310 marches. Pour ouvrir l'appétit, il n'y a pas
mieux. Je croise des moines avec des adeptes qui ne font pas
attention à moi. Depuis la terrasse du temple, la vue porte jusque
sur les montagnes à l'est. Je suis reparti avec les chaussettes
mouillées car il nettoyait les dalles au Kärcher... Tout accès aux
temples se fait sans chaussures. De retour, je consulte la carte du
restaurant qui ne me convient pas ; cuisine européenne. Elle
est appréciable bien évidemment, mais pas dans ces circonstances.
Je pars à la recherche d'un autre établissement. Finalement, je
m'arrête vers un autre guesthouse « CHIANG DAO HUT » qui
propose des plats thaïs. L'endroit est encore plus ravissant que
celui de ma maison d'hôtes. Les bungalows sont plus petits. A mon
retour du trek, je déménagerai...
Les
photographies suivront...
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