lundi 27 février 2012

+31 jours : Des premiers rayons du soleil aux clandestins qui passent au Cambodge...

Lundi 6 février
...je suis arrivé à la moitié de mon voyage de 60 jours. Les jours passent et j'ai le sentiment, quand je discute avec d'autres routards, que deux mois c'est court pour visiter le sud-est asiatique. Certains sont en route pour une année, mais bon nombre d'entre eux entre 3-6 mois. Je me réveille une première fois vers 0600. Je vois que le jour se lève. Un peu plus tard, je n'ai qu'à m’asseoir dans mon lit pour me laisser éclairer des premiers rayons du soleil et être assourdi par le bruit des cigales ou grillons ! C'est comme dans un monde pictural... C'est une journée de kayak qui m'attend et me permettra de découvrir véritablement le dédale de quelques bras et îlots du MÉKONG. Notre groupe, accompagné de deux guides, comprend entre 15-20 personnes. Il fait déjà chaud et la journée va être physique. Chacun reçoit sa première bouteille d'eau. Nous longeons la rive et il n'y presque pas de courant. Il faut pagayer. Je passe devant mon bungalow et en découvre d'autres qui ont chacun un leur propre charme. Nous sortons les kayaks de l'eau, à la hauteur d'un temple, car un peu plus loin, il y a des chutes. La visite du temple se complète avec les explications du guide sur les fresques racontant le parcours spirituel (étapes importantes) de bouddha. A noter que de nombreux temples présentent artistiquement - chacun à leur façon - ce parcours sur les quatre murs du dernier carré central comprenant le temple, nous nous prenons un peu de temps vers la chute en cascades, où se concentrent divers vendeurs de souvenirs, de boissons et fruits (un peu comme partout...). J'en profite pour me rafraîchir avec le jus d'une noix de coco et sa délicate chair. Nos embarcations sont remises à l'eau et poursuivons notre excursion. Dans ce cadre naturel, la plénitude du lieu offert par le paisible MÉKONG nous rend bien minuscules. Cela ne doit pas toujours être le cas. Les traces de la puissance dévastatrice du MÉKONG, générée lors de la saison des pluies, sont bien visibles car tous les arbres sont courbés à 45° et plus. A cette période, le niveau doit être entre 1.5 - 2 mètres plus haut. Imaginez le volume d'eau ! Le soleil tape et n'y a pas un souffle de vent. Je suis en transpiration. Le propriétaire du bungalow m'avait prévenu de la chaleur. Au loin, nous détectons les dauphins d'eau douce d'Irrawady par leur aileron. Il faudrait un téléobjectif pour prendre une photographie. Nous nous arrêtons pour le lunch sur une petite presqu'île. Le guide nous avertit que nous sommes sur territoire cambodgien. Peu de temps après, un LONG TRAIL BOAT arrive avec de prétendus douaniers. L'un d'entre eux porte une sorte de veste militaire kaki qui peut être acheté sur l'importe quel marché SECOND HAND. Quand il débarque, il nous gratifie d'un sympathique salut. Il va discuter avec le guide, qui m'avait expliqué devoir payer un « petit montant » pour notre visite cambodgienne clandestine. De nombreuses personnes se baignent. L'eau ne pose pas de problème du moment qu'elle n'est pas stagnante. Nous avons encore un bon bout à pagayer et le rythme de croisière s'est ralenti. La vision du MÉKONG, très large à cet endroit, reste toujours aussi impressionnante. Je remarque de visu et à la réaction du kayak qu'il y a des petits tourbillons et différents courants qui s'entrecroisent. Aucun risque, nous sommes tous équipés de gilet de sauvetage. Les kayaks sont ressortis de l'eau et chargés dans une camionnette où nous prenons également place. C'est serré comme dans une bétaillère. Avant de partir, je m'approche d'un stand avec des paniers à linge remplis de sardines. Est-ce peut-être celles que j'ai vu sécher hier au soleil ? D'autres ont été emballées dans des sortes de boîtes en bambou. Nous quittons les lieux. Secoués de toutes parts par le chemin dit carrossable, nous arrivons à KHONE PHA PHENG. Il s'agit des plus larges chutes et cascades d'Asie du sud-est ; 15 m large et un kilomètres de long. Très impressionnantes, malgré que le débit est faible à cette saison ! Au retour, je m'attarde aux stands des villageois locaux où l'on découvre toujours d'autres choses particulières. Devant moi un énorme tas de grenouilles séchées. J'ai dû regarder à deux fois. Apparemment, tout se mange ! Nos « fusées aquatiques » sont remises à l'eau pour une dernière traversée du MÉKONG. La largeur est telle que l'on ne distingue pas où sont les berges. A premier abord, on croit être en présence d'un lac et non d'un fleuve. Nous prenons la direction est. Le coucher de soleil nous fait face et on voit les pêcheurs s'activer. Je m'approche d'une embarcation qui remonte un filet. Ils me font un grand sourire et me montrent leurs captures... Il me reste à rejoindre à pied mon bungalow, qui, pour rappelle, se trouve à 20 minutes avec mes grands pas. Je vais bien dormir cette nuit...
   
 
 
 
 


 

 
 

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