mardi 24 janvier 2012

+ 13 jours : L'homme - presque - parfait...

Jeudi 19 janvier 2012
...la cuisine exotique thaïe pour ceux qui la connaisse est légère donc pauvre en graisse (généralement neutre pour cholestérol). Elle fait appel à des légumes, des fruits et des épices asiatiques différents des nôtres. Certains ingrédients ou épices comme l'ail et le basilic ont le même nom mais ne sont pas comparables à celles plantées sous nos latitudes. Elle a un autre avantage indéniable, c'est que les plats sont vite prêts pour autant que l'on connaisse les principes de préparation et de cuisson. Aujourd'hui, je vais donc porter le tablier rouge et le chapeau de paille - qui remplace la toque - mis à disposition par la « THAI FARMER COOKING SCHOOL » de Chiang Mae. La publicité est prometteuse : « Learn to cook Thai food at our organic farm pick fresh ingredients and cook HEALTHY FOOD everyday ! ». Peut-être vais-je enfin devenir l'homme presque parfait en cuisine... Nous sommes un groupe de 11 personnes, des plus âgés au plus jeunes (je me situe entre les deux...). Parmi nous, Gabriel, Italien, chef cuisinier gastronomique à Londres et qui a travaillé dans différents pays. Avec lui et son amie Ilaria, nous avons fait le treck de trois jours ensemble. Lui-même m'explique qu'il a un vif intérêt pour cette cuisine : « nuovi gusti » ! Nous sommes d'abord conduits sur un marché. Nous nous approchons tout particulièrement des stands des riz, épices, assaisonnements et huiles diverses. Même les produits suisses « Knorr » sont représentés ! Nous nous attardons au stand où des bouts de noix de coco sont râpés puis passés dans une autre machine qui les presse à froid. Un lait blanc frais en sort, lequel est beaucoup utilisé dans les plats et desserts thaïs. Nous arrivons devant une ferme accueillante en pleine campagne. Les différents produits frais que nous utiliserons en cuisine nous sont présentés. Nous les touchons, sentons, frottons entre nos doigts. J'ai particulièrement apprécié ce moment qui permet de situer l'origine des produits. Au choix, parmi 18 plats et desserts , j'ai choisi de préparer les suivants : pâte et soupe de curry au poulet, Tom Yam aux écrevisses (légumes et épices diverses), poulet au noix d'acajou, nouilles aux légumes et aux oeufs (le fameux plat pad thai fried), bananes dans du lait de noix de coco. Chacun-e se retrouve devant une petite table de cuisine, une flamme à gaz, un wok des ustensiles. L'instructrice sait mettre tout le monde à l'aise et n'arrête pas de plaisanter surtout quand il est question du nombre de piments à ajouter au plat pour les hommes, faisant entendre que ce seraient un aphrodisiaques puissant... Enfin, j'apprends comment l'émincé de poulet se cuit et s'assaisonne dans le wok, tout en restant tendre. C'est toujours par lui que l'on commence en y ajoutant de l'ail dans un peu d'huile bouillante. Déjà, il ne sera pas rissolé et ce sera l’assaisonnement de l'ensemble qui finalement donnera le fameux goût au poulet ! Tout simple ! Également, la préparation des nouilles au riz. Mais surtout, la base des sauces utilisées dont notamment au soja, aux champignons chinois, aux poissons, aux huîtres, et pour les huiles, à la graine de soja, au sésame (il s'agira de compléter l'armoire à épices à la maison...). Le sucre blanc ou de canne est ajouté à presque tous les plats. Nous nous mettons à table et apprécions à juste titre nos plats. Mes plats apprêtés ne sont pas si mauvais, si ce n'est que mes poivrons chili rouges sont devenus noirs, trop longtemps frits ! En fait, toute la différence réside dans une cuisson rapide presque toujours à feu ouvert au maximum. Je n'en peux plus ayant trop mangé (au point que j'ai sauté le repas du soir...). On nous remet un petit livre de cuisine thaï avec toutes les recettes, photographies y compris, ainsi qu'avec la présentaiton des ingrédients. Retour à Chiang Mai où je me dois de préparer les prochaines étapes – toujours en Thaïlande - dont les conseils avisés du Français qui tient le guesthouse CM BLUEHOUSE me seront précieux. Le soir même, j'ai encore dû changer de maison d'hôtes. Malheureusement le CM BLUEHOUSE que j'avais remarqué en passant pour son magnifique espace jardin - et où je m'y sentais bien . n'a pas pu me proposer une deuxième nuit. J'avais au début de matinée, avant de me rendre au cours de cuisine, repéré le BRITANNIA – fort joli de l'extérieur avec des petits balcons genre hôtel colonial - tenu par un Britannique et une Thaïlandaise...
Les photographies suivront...

1 commentaire:

  1. hello Marcel,
    nous lisons toujours tes chroniques avec plaisir et nous réjouissons de goûter les plats que tu nous cuisinera!
    Bonne continuation, nous pensons bien à toi!
    Amitiés,
    Anne et Denis

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