Jeudi
19 janvier 2012
...la
cuisine exotique thaïe pour ceux qui la connaisse est légère donc
pauvre en graisse (généralement neutre pour cholestérol). Elle
fait appel à des légumes, des fruits et des épices asiatiques
différents des nôtres. Certains ingrédients ou épices comme l'ail
et le basilic ont le même nom mais ne sont pas comparables à celles
plantées sous nos latitudes. Elle a un autre avantage indéniable,
c'est que les plats sont vite prêts pour autant que l'on connaisse
les principes de préparation et de cuisson. Aujourd'hui, je vais
donc porter le tablier rouge et le chapeau de paille - qui remplace
la toque - mis à disposition par la « THAI FARMER COOKING
SCHOOL » de Chiang Mae. La publicité est prometteuse :
« Learn to cook Thai food at our organic farm pick fresh
ingredients and cook HEALTHY FOOD everyday ! ». Peut-être
vais-je enfin devenir l'homme presque parfait en cuisine... Nous
sommes un groupe de 11 personnes, des plus âgés au plus jeunes (je
me situe entre les deux...). Parmi nous, Gabriel, Italien, chef
cuisinier gastronomique à Londres et qui a travaillé dans
différents pays. Avec lui et son amie Ilaria, nous avons fait le
treck de trois jours ensemble. Lui-même m'explique qu'il a un vif
intérêt pour cette cuisine : « nuovi gusti » !
Nous sommes d'abord conduits sur un marché. Nous nous approchons
tout particulièrement des stands des riz, épices, assaisonnements
et huiles diverses. Même les produits suisses «
Knorr » sont représentés ! Nous nous
attardons au stand où des bouts de noix de coco sont râpés puis
passés dans une autre machine qui les presse à froid. Un lait blanc
frais en sort, lequel est beaucoup utilisé dans les plats et
desserts thaïs. Nous arrivons devant une ferme accueillante en
pleine campagne. Les différents produits frais que nous utiliserons
en cuisine nous sont présentés. Nous les touchons, sentons,
frottons entre nos doigts. J'ai particulièrement apprécié ce
moment qui permet de situer l'origine des produits. Au choix, parmi
18 plats et desserts , j'ai choisi de préparer les suivants :
pâte et soupe de curry au poulet, Tom Yam aux écrevisses (légumes
et épices diverses), poulet au noix d'acajou, nouilles aux légumes
et aux oeufs (le fameux plat pad thai fried), bananes dans du lait de
noix de coco. Chacun-e se retrouve devant une petite table de
cuisine, une flamme à gaz, un wok des ustensiles. L'instructrice
sait mettre tout le monde à l'aise et n'arrête pas de plaisanter
surtout quand il est question du nombre de piments à ajouter au plat
pour les hommes, faisant entendre que ce seraient un aphrodisiaques
puissant... Enfin, j'apprends comment l'émincé de poulet se cuit et
s'assaisonne dans le wok, tout en restant tendre. C'est toujours par
lui que l'on commence en y ajoutant de l'ail dans un peu d'huile
bouillante. Déjà, il ne sera pas rissolé et ce sera
l’assaisonnement de l'ensemble qui finalement donnera le fameux
goût au poulet ! Tout simple ! Également, la préparation
des nouilles au riz. Mais surtout, la base des sauces utilisées dont
notamment au soja, aux champignons chinois, aux poissons, aux
huîtres, et pour les huiles, à la graine de soja, au sésame (il
s'agira de compléter l'armoire à épices à la maison...). Le sucre
blanc ou de canne est ajouté à presque tous les plats. Nous nous
mettons à table et apprécions à juste titre nos plats. Mes plats
apprêtés ne sont pas si mauvais, si ce n'est que mes poivrons chili
rouges sont devenus noirs, trop longtemps frits ! En fait, toute
la différence réside dans une cuisson rapide presque toujours à
feu ouvert au maximum. Je n'en peux plus ayant trop mangé (au point
que j'ai sauté le repas du soir...). On nous remet un petit livre de
cuisine thaï avec toutes les recettes, photographies y compris,
ainsi qu'avec la présentaiton des ingrédients. Retour à Chiang Mai
où je me dois de préparer les prochaines étapes – toujours en
Thaïlande - dont les conseils avisés du Français qui tient le
guesthouse CM BLUEHOUSE me seront précieux. Le
soir même, j'ai encore dû changer de maison d'hôtes.
Malheureusement le CM BLUEHOUSE que j'avais remarqué en passant pour
son magnifique espace jardin - et où je m'y sentais bien . n'a pas
pu me proposer une deuxième nuit. J'avais au début de matinée,
avant de me rendre au cours de cuisine, repéré le BRITANNIA –
fort joli de l'extérieur avec des petits balcons genre hôtel
colonial - tenu par un Britannique et une
Thaïlandaise...
Les
photographies suivront...
hello Marcel,
RépondreSupprimernous lisons toujours tes chroniques avec plaisir et nous réjouissons de goûter les plats que tu nous cuisinera!
Bonne continuation, nous pensons bien à toi!
Amitiés,
Anne et Denis