jeudi 26 janvier 2012

+17 jours : "Tiger Balsam"; une attaque en règle...

Lundi 23 janvier 2012
...après un déjeuner thaï fait de soupe de pâtes et de légumes, ma moto m'attend devant le guesthouse. Elle tourne rond mais le casque qui m'a été confié me fait penser à « un soldat de la Guerre des Étoiles de Georges Lucas » (stylé mais tout en plastique..., bonjour la sécurité !). Je compte me rendre aux chutes du « PHAE DAENG NATIONAL PARK » - qui fait frontière commune avec la Birmanie - en prenant la départementale 1178, à presque 40 kilomètres de CHIANG DAO d'où je me trouve. Ai-je encore besoin de vous parler de la météo ; grand bleu ! Je traverse les villages un à un, avec ses commerces, ses devantures de chaque côté de la route principale. On se croirait transporté au Maroc ; tout se ressemble, sauf les habitants et les construction de maison, et encore. Pour le moins l'atmosphère est la même, une « vrai fourmilière commerciale ». J'arrive au parc national sans difficulté. Il n'y avait pas beaucoup de trafic. Je veux me rendre aux toilettes : « Prière d'enlever vos chaussures » !!! Et ce n'est pas les premières toilettes exigeant disons « cette simple contrainte», mais je pensais qu'elle était liée au périmètre du temple bouddhiste que j'avais visité ! Les chutes en cascades sont belles dans un environnement de détente, le parcours agrémenté de fleurs, des bancs un peu partout, coins à pique-nique, base pour des camps. Rien n'a été laissé au hasard. Le parc propose un trail de 2.5 kilomètres. J'y vais de ce pas m'équipant d'une tige de bambou. Elle a pris la place de mes bâtons de randonnée. Je suis seul et ne rencontre personne. Je réalise que c'est l'hiver ici (la Thaïlande à trois saisons, l'hiver, l'été et six mois de mousson/pluie), comparable chez nous à une belle journée automnale et douce, mais encore plus chaud. Ce n'est pas aujourd'hui que je surprendrai des animaux car je fais beaucoup de bruit en marchant sur les énormes feuilles mortes (dont je vous ai déjà parlé) qui jonchent le sentier. A mi-parcours, j'arrive sur une butte sur lequel se trouve un petit pavillon. Je me désaltère et j'en profite pour vivre pleinement l'instant présent. Seuls les oiseaux m'accompagnent de leur chant. Tout autour de moi des montagnes avec la jungle forestière, à perte de vue. A la descente, le sentier est traître, toujours recouvert de feuilles mortes. J'ai mes "Asics" à mes pieds et ce n'est pas idéal. Alors que je me concentre où je pose mes pieds, tout soudainement je me fais piquer 1-2 fois à l'oreille. Je ressens une brûlure comme une piqure de guêpe. Par réflexe, je me baisse et porte la main à mon oreille. Je me fais piquer à nouveau. Il me semble voir un volatile plus petit qu'une guêpe. J'ai pensé à un essaim, mais je ne vois plus rien autour de moi. Sur le moment la douleur est vive, mais autant mon doigt que mon oreille ne semblent pas réagir aux piqûres par un gonflement. Je m'attendais à tout, sauf à une telle attaque. A l'entrée du parc, je parlerai de ma mésaventure pour savoir s'il y a lieu de s'inquiéter, ne connaissant pas les bestioles thaïlandaises. J'essaye de m'expliquer à la gardienne du parc avec les mots adéquats de mon petit dictionnaire français-anglais offert par Audrey pour mon Noël. Elle me regarde un peu pantoise... Je me mets à mimer la scène, elle éclate de rire avec son compagnon ! Je ris avec... Elle me tend une petite boîte de « Tiger Balsam » (baume apaisant) pas plus grand qu'une pièce de Chf. 2.--, qu'elle a sortie de son sac à main. C'est incroyable ce que peut contenir les sacs à main des femmes... Et ce produit doit être standard, emporté probablement par chaque femme thaïe dans leur « fourre-tout » ! Elle insiste pour que je garde la petite boîte tout en continuant à me sourire. Je ne peux refuser ce geste. Ils me font un signe sympathique quand je pars à moto. C'est certain, ils auront de quoi raconter ce soir, à la maison, la mésaventure d'un touriste !!! L'entrée au parc national donne également droit aux geysers à quelques kilomètres de là. Dans ce lieu de détente dans un cadre de plantes exotiques les unes plus belles que les autres, je suis le seul étranger. Sur le même périmètre, un camping avec des scouts thaïs portant des chemises vertes et brunes, mais pas de foulards oranges FLBX. Les activités pour le moins me font penser à des scouts, ils arrivent avec du matériel et du bois de la forêt. Ils ont des tentes aux couleurs de camouflage typique armée ! Tous-tes ont l'air de bien s'amuser et certains sont grimés... cela va de soi pour des scouts en camp ! Je me relaxe dans les bassins d'eau chaude et je pense à ceux-celles qui travaillent ou sont dans le froid (...non là je vais trop loin !). Il est l'heure de rentrer, j'ai un bus à prendre pour THATON à la frontière birmane. Je redonne ma moto et le patron du guesthouse me propose un taxi-moto ! Lui-même me conduit à la station du bus, sur la moto deux places (125 ccm) que je viens de lui restituer, ceci avec tous mes bagages !!! Il a enfilé mon sac à thorax devrais-je dire. Prudent, nous arrivons sain et sauf. J'apprends que le bus de 1800 n'ira que jusqu'à FANG, localité avant la destination prévue. Aucun souci, on trouvera bien où se loger. Il fait nuit quand le bus arrive à FANG. Je m'assure que le bus du lendemain part de la même place et à 0830. Je demande pour un guesthouse. On me dit de prendre à gauche ou à droite de la « mainstreet » où je me trouve. Me voilà bien avancé. Je pars à droite, rien qui ressemble à une maison d'hébergement. Je reviens sur mes pas pour partir dans l'autre direction. A deux pas, j'arrive à un hôtel dont j'ai oublié le nom. Bath 250 (moins de Chf. 10.--) la nuit, rien à redire, mais la chambre est minable et sinistre « - 1 étoile » et me fait penser à une chambre de bas quartier. Elle est au moins propre et je ne suis que de passage pour quelques heures...
Les photographies suivront prochainement...

1 commentaire: