Vendredi 13 janvier 2012
...la journée et la nuit du 13 promettent d'être longues. Je n'ai pas envie de me lever, je m'étends tout du long. Mon bagage fait, que je laisse à la réception afin de la récupérer en début de soirée, je pars à pied destination « Le Palais de Eléphants d'Ayutthaya ». Mais avant, il me faut prendre mon petit déjeuner. Pas de stands à fruits comme à Bangkok, mais des cuisinières qui s'affairent devant leur wok (casserole asiatique). Ca sent bon la soupe thaï épicée. Je me raisonne et me dit pourquoi ne pas prendre les habitudes thaïes ? J'avais remarqué du coin de l'oeil qu'ils mangeaient au matin leur bol de riz avec de la soupe (bouillon) contenant légumes et viande. Avec maladresse, j'essaye de me faire comprendre que je veux bien du poulet dans ma soupe mais pas de porc (pork). Aucune peine à avaler mon bol appétissant. Je repars léger mais le ventre rempli, avec une bouteille d'eau à la main car il fait déjà très chaud. Dans l'autre main, j'ai un petit cornet transparent avec des morceaux coupés en long d'une sorte de mangue verte quelque peu parfumée et acide. Les Thaïs la mangent avec du sucre épicé ou d'autres épices. J'ai goûté mais préfère la manger sans rien. Je quitte l'île d'Ayuthaya (entièrement séparée par un petit canal de la terre ferme). Le long d'une route sinueuse fréquentée, je croise partout des chiens sans pouvoir faire la différence avec ceux qui sont errants. Je m'en méfie. Je suis gratifié de nombreux sourires, surtout des femmes. Je crois que c'est par simple curiosité et je dépasse largement la moyenne de la taille des hommes thaïs. Le parcours prévu me semble long, je crois que ma carte de la ville ne respecte pas l'échelle ! Et il continue à faire chaud et moite. C'est l'odeur de bêtes, pas bien différentes des chevaux, qui m'annonce le parc. Je vois les premiers éléphants asiatiques certains avec de belles défenses d'ivoire derrière un enclos de rondins de bois. L'espace est si grand qu'un homme peut s'introduire aisément ! Une affiche avertie du danger ! Étonnamment, je ne vois pas de touristes, je suis gâté. J'ai la réelle impression de rentrer dans un ranch, sauf que se sont des éléphants qui sont attachés ou libres dans un enclos. Ils mangent ou sont nettoyés ou déplacés par des palefreniers (quiz : quel est le nom de ceux qui s'occupent des éléphants ? J'attends votre réponse sous commentaire...). Je ne sais pas très bien comment me comporter ; puis-je m'approcher ? Une jeune femme Australienne se donne la peine de me donner des explications. Le parc qui a pour vocation la survie des éléphants en Thaïlande, abrite 120 éléphants dont certains sont utilisés comme taxis sur l'île d'Ayuthaya ou pour la visite des sites « wat ». C'est grâce au tourisme que ce projet relativement récent subvient. C'est moi qui dois être apprivoisé devant un éléphanteau de 3 mois (il a son anniversaire aujourd'hui même) qui est hors de l'enclos ainsi que sa mère, elle, attachée. Derrière elle, il y a une quinzaine d'éléphants. Ce sont toutes des mères avec leur éléphanteau (plus âgé de 3 mois qui n'est plus allaité). L'éléphanteau libre fait le pitre et joue de sa trompe un peu partout, cherchant des restes de nourriture. Sa mère n'est pas tranquille et peu rassurante, mais est à distance respectable. Je m'accroupis pour prendre de lui une photo. Ma guide me dit de me relever de peur qu'il me donne un « coup de boule »... Il y a des Zidane (grand footballeur français) à tous âges et ce n'est apparemment pas le propre de l'homme ! Malicieusement, à chaque fois qu'il veut s'éloigner de l'enclos, il est repoussé vers sa mère mais n'en a cure. A proximité de l'enclos, je vois une table avec des paniers de gros concombres ou zucchetti (du genre). Ce serait là une délicate friandise pour eux, l'égal pour nous du chocolat, m'explique ma guide. Quelle n'est pas mon étonnement quand elle me dit que je peux les ofrir moi-même. Je m'approche de l'enclos. Des trompes se tendent dans tous les sens et l'éléphanteau que j'avais presque oublié s'interpose. Il a déjà sa trompe dans le panier. Je lui tend un « big » concombre. Il le saisi en l'entourant de sa trompe et en l'aspirant (comme un tuyau d'aspirateur...), tout en laissant des traces de salive sur ma main... Devant le généreux donateur que je suis, les autres éléphants de grande taille balancent pacifiquement leur trompe devant moi. J'ai peine à faire en sorte que chacun reçoit son concombre avec toutes ses trompes (on se croirait en train de donner du pain aux canards). Et ils se laissent facilement caressés. Du vrai cuir rugueux avec des poils éparpillés sur le corps. L'éléphanteau continue à faire son cinéma et j'en profite pour prendre congé d'eux. Une question me brûle aux lèvres. La guide travaille dans ce parc depuis trois ans déjà pour terminer sur un « That is my life ». Le retour est plus pénible sous une chaleur plus étouffante, mais après avoir été charmé pour ces paisibles pachydermes, quoi de mieux que de prendre place sur l'un d'eux – en ville - et qui vous fait visiter les fameuses ruines des anciens temples khmers faisant partie du complexe impressionnant du grand palais royal de jadis. Ce qui m'a particulièrement frappé c'est que tous les bouddhas n'avaient plus de tête. C'est un peu comme à Rome, ou les têtes des déesses, empereurs, impératrices et autres ont disparus (pourtant la guillotine est apparue que lors de la Révolution française...) Finalement, le seul bouddha (miniature) à tête que je découvre dans cette immense espace, est celui laissé sur place par un bouddhiste, certainement. Autre curiosité incontournable pour ce lieu, c'est la tête de bouddha scellé dans les racines d'un arbre. Le parc attenant que je fais à pied est également magnifique. Malheureusement, les inondations ont passé par là. Il me reste à récupérer mes bagages pour mon voyage de nuit jusqu'à Chiang Mai. Pour ce faire, je dois prendre – il fait déjà nuit à 1830 - un petit bateau qui me mène de l'autre côté de la rive. Le batelier veut absolument me prendre en photo avec quatre jeunes femmes qui ont pris place. Les gros rires de part et d'autre, me prêtant à leur petit jeu. Elles veulent même m'aider à porter mes affaires...
...la journée et la nuit du 13 promettent d'être longues. Je n'ai pas envie de me lever, je m'étends tout du long. Mon bagage fait, que je laisse à la réception afin de la récupérer en début de soirée, je pars à pied destination « Le Palais de Eléphants d'Ayutthaya ». Mais avant, il me faut prendre mon petit déjeuner. Pas de stands à fruits comme à Bangkok, mais des cuisinières qui s'affairent devant leur wok (casserole asiatique). Ca sent bon la soupe thaï épicée. Je me raisonne et me dit pourquoi ne pas prendre les habitudes thaïes ? J'avais remarqué du coin de l'oeil qu'ils mangeaient au matin leur bol de riz avec de la soupe (bouillon) contenant légumes et viande. Avec maladresse, j'essaye de me faire comprendre que je veux bien du poulet dans ma soupe mais pas de porc (pork). Aucune peine à avaler mon bol appétissant. Je repars léger mais le ventre rempli, avec une bouteille d'eau à la main car il fait déjà très chaud. Dans l'autre main, j'ai un petit cornet transparent avec des morceaux coupés en long d'une sorte de mangue verte quelque peu parfumée et acide. Les Thaïs la mangent avec du sucre épicé ou d'autres épices. J'ai goûté mais préfère la manger sans rien. Je quitte l'île d'Ayuthaya (entièrement séparée par un petit canal de la terre ferme). Le long d'une route sinueuse fréquentée, je croise partout des chiens sans pouvoir faire la différence avec ceux qui sont errants. Je m'en méfie. Je suis gratifié de nombreux sourires, surtout des femmes. Je crois que c'est par simple curiosité et je dépasse largement la moyenne de la taille des hommes thaïs. Le parcours prévu me semble long, je crois que ma carte de la ville ne respecte pas l'échelle ! Et il continue à faire chaud et moite. C'est l'odeur de bêtes, pas bien différentes des chevaux, qui m'annonce le parc. Je vois les premiers éléphants asiatiques certains avec de belles défenses d'ivoire derrière un enclos de rondins de bois. L'espace est si grand qu'un homme peut s'introduire aisément ! Une affiche avertie du danger ! Étonnamment, je ne vois pas de touristes, je suis gâté. J'ai la réelle impression de rentrer dans un ranch, sauf que se sont des éléphants qui sont attachés ou libres dans un enclos. Ils mangent ou sont nettoyés ou déplacés par des palefreniers (quiz : quel est le nom de ceux qui s'occupent des éléphants ? J'attends votre réponse sous commentaire...). Je ne sais pas très bien comment me comporter ; puis-je m'approcher ? Une jeune femme Australienne se donne la peine de me donner des explications. Le parc qui a pour vocation la survie des éléphants en Thaïlande, abrite 120 éléphants dont certains sont utilisés comme taxis sur l'île d'Ayuthaya ou pour la visite des sites « wat ». C'est grâce au tourisme que ce projet relativement récent subvient. C'est moi qui dois être apprivoisé devant un éléphanteau de 3 mois (il a son anniversaire aujourd'hui même) qui est hors de l'enclos ainsi que sa mère, elle, attachée. Derrière elle, il y a une quinzaine d'éléphants. Ce sont toutes des mères avec leur éléphanteau (plus âgé de 3 mois qui n'est plus allaité). L'éléphanteau libre fait le pitre et joue de sa trompe un peu partout, cherchant des restes de nourriture. Sa mère n'est pas tranquille et peu rassurante, mais est à distance respectable. Je m'accroupis pour prendre de lui une photo. Ma guide me dit de me relever de peur qu'il me donne un « coup de boule »... Il y a des Zidane (grand footballeur français) à tous âges et ce n'est apparemment pas le propre de l'homme ! Malicieusement, à chaque fois qu'il veut s'éloigner de l'enclos, il est repoussé vers sa mère mais n'en a cure. A proximité de l'enclos, je vois une table avec des paniers de gros concombres ou zucchetti (du genre). Ce serait là une délicate friandise pour eux, l'égal pour nous du chocolat, m'explique ma guide. Quelle n'est pas mon étonnement quand elle me dit que je peux les ofrir moi-même. Je m'approche de l'enclos. Des trompes se tendent dans tous les sens et l'éléphanteau que j'avais presque oublié s'interpose. Il a déjà sa trompe dans le panier. Je lui tend un « big » concombre. Il le saisi en l'entourant de sa trompe et en l'aspirant (comme un tuyau d'aspirateur...), tout en laissant des traces de salive sur ma main... Devant le généreux donateur que je suis, les autres éléphants de grande taille balancent pacifiquement leur trompe devant moi. J'ai peine à faire en sorte que chacun reçoit son concombre avec toutes ses trompes (on se croirait en train de donner du pain aux canards). Et ils se laissent facilement caressés. Du vrai cuir rugueux avec des poils éparpillés sur le corps. L'éléphanteau continue à faire son cinéma et j'en profite pour prendre congé d'eux. Une question me brûle aux lèvres. La guide travaille dans ce parc depuis trois ans déjà pour terminer sur un « That is my life ». Le retour est plus pénible sous une chaleur plus étouffante, mais après avoir été charmé pour ces paisibles pachydermes, quoi de mieux que de prendre place sur l'un d'eux – en ville - et qui vous fait visiter les fameuses ruines des anciens temples khmers faisant partie du complexe impressionnant du grand palais royal de jadis. Ce qui m'a particulièrement frappé c'est que tous les bouddhas n'avaient plus de tête. C'est un peu comme à Rome, ou les têtes des déesses, empereurs, impératrices et autres ont disparus (pourtant la guillotine est apparue que lors de la Révolution française...) Finalement, le seul bouddha (miniature) à tête que je découvre dans cette immense espace, est celui laissé sur place par un bouddhiste, certainement. Autre curiosité incontournable pour ce lieu, c'est la tête de bouddha scellé dans les racines d'un arbre. Le parc attenant que je fais à pied est également magnifique. Malheureusement, les inondations ont passé par là. Il me reste à récupérer mes bagages pour mon voyage de nuit jusqu'à Chiang Mai. Pour ce faire, je dois prendre – il fait déjà nuit à 1830 - un petit bateau qui me mène de l'autre côté de la rive. Le batelier veut absolument me prendre en photo avec quatre jeunes femmes qui ont pris place. Les gros rires de part et d'autre, me prêtant à leur petit jeu. Elles veulent même m'aider à porter mes affaires...
Les photographies suivront...
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