dimanche 26 février 2012

+30 jours : Les dauphins d'eau douce d'Irrawady / Termitenator...

Dimanche 5 février
...je suis rassuré, le propriétaire de la maison d'hôtes a retrouvé son cycle. Je reprends le même pour visiter les îles charmantes et dépaysantes de DON DET et DON KHÔNE, qui est la plus grande des deux. Elles ont joué un rôle important pour la navigation sur le MÉKONG au temps du protectorat français. En effet, pour contourner les écueils et autres rapides infranchissables, on avait construit une ligne de chemin de fer de 14 kilomètres de long entre ces deux îles, et aménagé un poste douanier et un bureau télégraphique sur l'îlede KHÔNE. Il ne reste pas grand chose de ce glorieux passé, sinon quelques villas coloniales en assez mauvais état et un curieux pont de chemin de fer permettant de passer d'une île à l'autre. Je longue la rive par le petit sentier idyllique. De part et d'autres des maisons sur pilotis, dont un bon nombre de maisons d'hôtes, ce qui n'enlève rien au charme de l'endroit. J'arrive au fameux pont du train construit. En principe, il n'y pas de trafic de voitures de tourisme. Seules des camionnettes ouvertes aménagées avec des banquettes pour le transport de touristes est autorisé entre les deux îles. De jadis, ce qui est resté, c'est une sorte de droit de passage pour passer de l'autre côté ! Une sentinelle dans un cabanon distribue les tickets. Juste après le pont, un emplacement où l'histoire de ce petit chemin de fer est racontée. La ligne mesurait 14 kilomètres et a été exploitée entre la fin des années 1920 jusqu'en 1945. Sous un soleil de plomb, j'arrive tout au nord de l'île. A cet endroit, le MÉKONG est élargie en forme de baie sauvage. De l'autre côté le CAMBODGE. On ne sait pas vraiment quelle direction prend le fleuve. Le fond de cette baie abrite les rares dauphins d'eau douce d'Irrawady. J'attendrai 1600 avant de prendre un LONG TRAIL BOAT pour espérer les voir sortir de l'eau quand ils reprennent leur respiration, ce qui m'a été suggéré. Un moment donné, le batelier arrête son moteur. Il continue de faire une chaleur, tous mes habits me collent à la peau. Soudain, il me signe de la main que les dauphins sont là à 300 mètres. Je ne vois pas grand chose par contre on entend bien lorsque les dauphins expirent bruyamment par l'orifice qu'ils ont sur la tête. Après quelques minutes, ils remontent à la surface à un autre endroit. J'ai l'impression qu'ils tournent dans la baie. Le moment est magique, nous sommes seuls avec eux dans leur habitat. J'aurais espérer les voir de plus prêts pour bien voir leur nageoire dorsale. Je reprends ma bicyclette et prends un sentier qui traverse un village isolé. Puis, je longe une rivière en méandre. Je m'arrête et remarque un pêcheur accompagné d'un adolescent dans la rivière. Il tient un filet à la main qu'il lance en éventail. A chaque fois, il attrape un poisson. Je vais de découverte en découverte. Je décide de suivre un panneau qui me conduit à un cours d'eau avec de petites chutes. Il y a un pont suspendu et peu stable. Je sens une forte odeur de poisson. C'est en regardant plus longuement le cours d'eau que je vois des milliers de petites sardines dispersées pour le séchage sur de grandes pierres au bord de l'eau. Ce que je pensais être des détritus dans le lit de la rivière, sont en fait des pièges à poisson. Dans le cours d'eau, entre les pierres, les pêcheurs ont construit de manière ingénieuse des petites rampes où s'écoule l'eau. Le poisson pris par la force du courant passent par ces rampes qui finissent dans des petits filets (il existe encore de plus grands pièges, voir photographie du piège dans la rivière asséchée) ! Je suis convaincu de la qualité des sardines quand je vois un pêcheur en ramasser une sur une pierre pour la manger. En quittant l'endroit, où il y a un cabanon pour se rafraîchir, deux gosses me suivent en courant. Le plus malicieux d'entre eux s'installe sur le porte-bagages sans se gêner. Je souris et le deuxième continue à trotter derrière nous jusqu'à l'entrée d'un village au bord du MÉKONG. On se quitte en se faisant des grands adieux... C'est l'heure du coucher de soleil qui dore le village de ses derniers rayons. Le reste du sentier suit la rive du MÉKONG où vivent de nombreux habitants puis suivent les maisons d'hôtes qui dans l'ensemble s’intègrent bien dans la cadre. Le problème s'est la surabondance comme dans beaucoup d'endroits touristiques. Aujourd'hui, je dois avoir fait plus de 30 kilomètres avec un vélo taille basse... A côté de mon bungalow, les buffles se rafraîchissent. Mais, je ne suis pas encore au bout de mes surprises. Je mange avec mes voisins, un sympathique couple des îles britanniques. Au retour, MARK et ANKE découvre que la terrasse a été pris d'assaut par des colonnes de termites. Ils s'en sont pris à une vieille table en bois. C'est impressionnant ! Le propriétaire arrive avec des petites de brindilles sèches assemblées. Patiemment, « TERMITENATOR » extermine au feu les termites. Après 15 minutes, le problème est résolu. Heureusement que le bungalow en teck autorise une éradication au feu. Impossible avec nos chalet construit en sapin...
D'autres photographies suivront
... 




 




 














1 commentaire:

  1. Salut Marcel
    Quelle aventure tu vis! Cela semble être riche en découvertes et rencontres agréables et moins agréables. Merci de partager ton voyage et la vie de ces gens avec nous. God bless you.
    Amitié
    Patricia

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